Sœur Emmanuelle, religieuse catholique franco-belge, enseignante, humanitaire et écrivaine, est connue pour son engagement auprès des chiffonniers du Caire et de l’enfance défavorisée, entre Égypte, Europe et Méditerranée, inscrivant son parcours dans l’histoire des solidarités au XXe siècle.
Née en 1908 à Bruxelles dans une famille franco-belge du textile, Sœur Emmanuelle étudie la philosophie à la Sorbonne avant d’entrer dans la congrégation de Notre-Dame de Sion, où elle prononce ses vœux en 1930 et prend son nom religieux. Elle enseigne d’abord à Istanbul, puis en Tunisie et à Alexandrie, tout en se confrontant aux inégalités sociales. En 1971, elle s’installe dans le bidonville d’Ezbet El-Nakhl au Caire auprès des chiffonniers et développe des projets de santé, d’éducation et de logement. Elle fonde ensuite les associations Les Amis de Sœur Emmanuelle et Asmae pour structurer ses actions. Naturalisée égyptienne en 1991, elle revient en France en 1993, poursuit ses prises de parole publiques et ses écrits jusqu’à sa mort en 2008 à Callian.
16 novembre 1908 : Naissance de Madeleine Cinquin à Bruxelles (Belgique).
1930 : Vœux religieux dans la congrégation Notre-Dame de Sion et prise du nom de Sœur Emmanuelle.
années 1930 : Débuts d’enseignante au lycée Notre-Dame de Sion à Istanbul.
1954-1959 : Enseignement en Tunisie au collège de Sion.
1964-1971 : Enseignement au collège de Sion à Alexandrie, premiers engagements locaux auprès des quartiers populaires.
1971 : Installation dans le bidonville d’Ezbet El-Nakhl au Caire auprès des chiffonniers (zabbalines).
1977 : Publication de Chiffonnière avec les chiffonniers relatant son action en Égypte.
1980 : Inauguration du centre Salam au Caire et structuration de projets sociaux dans les bidonvilles.
1980 : Création de l’association Les Amis de Sœur Emmanuelle en Belgique.
1985 : Création d’ASMAE – Association Sœur Emmanuelle en France.
1991 : Attribution de la nationalité égyptienne par le président Hosni Moubarak.
1993 : Retour définitif en France, installation à la maison de repos de Callian (Var).
2002 : Promotion au grade de commandeur de la Légion d’honneur.
31 janvier 2008 : Élévation au grade de grand officier de la Légion d’honneur.
20 octobre 2008 : Décès à Callian, à l’âge de 99 ans, un mois avant son centenaire.
Née Madeleine Cinquin, Sœur Emmanuelle grandit entre Bruxelles, Paris et Londres dans une famille aisée de trois enfants liée à l’industrie de la lingerie. La noyade de son père sous ses yeux alors qu’elle a six ans marque durablement son parcours spirituel. Consacrée dans la congrégation de Notre-Dame de Sion, elle fait vœu de célibat et ne fonde pas de famille, centrant sa vie relationnelle sur sa communauté religieuse, ses proches – dont sa nièce et coautrice Sofia Stril-Rever – et les populations qu’elle rejoint sur le terrain. Double nationale franco-belge, elle reçoit aussi la nationalité égyptienne en reconnaissance de son action. Elle consacre ses dernières années en France à des conférences, à des interventions auprès de jeunes et à la poursuite de son engagement via Asmae et d’autres structures d’entraide.
1 – À l’âge de six ans, sur une plage d’Ostende en 1914, elle voit son père se noyer, événement qu’elle reliera plus tard à la naissance de sa vocation religieuse et à son attention constante aux enfants vulnérables.
2 – Lors de ses vœux dans la congrégation de Notre-Dame de Sion, elle choisit le nom « Emmanuelle », signifiant « Dieu avec nous », affirmation de son souhait de vivre sa foi au plus près des milieux populaires.
3 – En 1991, le président égyptien Hosni Moubarak lui remet officiellement la nationalité égyptienne pour son travail de longue durée auprès des chiffonniers du Caire et des familles des bidonvilles.
4 – Pour pérenniser ses projets, elle crée Les Amis de Sœur Emmanuelle puis Asmae – Association Sœur Emmanuelle, qui poursuivent des programmes en Égypte, au Liban, au Sénégal, au Soudan et dans d’autres pays.
5 – À partir des années 1990, ses participations aux grandes émissions de télévision françaises contribuent à médiatiser la réalité quotidienne des zabbalines et la question de l’exclusion sociale.
Née à Bruxelles, Sœur Emmanuelle passe son enfance entre Bruxelles, Paris et Londres avant de vivre de longues années à Istanbul, Tunis et Alexandrie. Son engagement se concentre ensuite dans les bidonvilles du Caire, notamment Ezbet El-Nakhl et Mokattam. Revenue en 1993 à Callian (Var), elle y meurt le 20 octobre 2008 et repose au cimetière communal. L’allée Sœur-Emmanuelle à Paris et les locaux d’Asmae perpétuent également sa mémoire.
Sœur Emmanuelle décède dans son sommeil le 20 octobre 2008, dans la maison de repos des religieuses de Notre-Dame de Sion à Callian, dans le Var, où elle vit depuis 1993. Selon ses volontés, l’inhumation a lieu dans l’intimité au cimetière de Callian, dans le carré des religieuses de sa congrégation. Une messe de requiem est célébrée le même jour à la cathédrale Notre-Dame de Paris, puis une messe commémorative le lendemain en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, en présence notamment du roi Albert II et du prince Laurent. Ces célébrations liturgiques constituent les principaux hommages publics organisés autour de sa disparition.
• Métier(s) : religieuse catholique, enseignante, humanitaire, écrivaine
• Résidence principale : Callian, France (fin de vie, après de longues années en Égypte)
• Relations : célibataire consacrée, membre de la congrégation Notre-Dame de Sion, liens familiaux étroits avec sa nièce Sofia Stril-Rever
• Enfants : aucun, en cohérence avec son choix de vie religieuse
• Distinctions : Ordre national du Mérite (1980), commandeur puis grand officier de la Légion d’honneur (2002, 2008), grand officier de l’Ordre de la Couronne (Belgique, 2005), doctorat honoris causa de l’université catholique de Louvain (1987)
25 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
La fierté, c'est la recherche de sa dignité personnelle. Ce n'est pas un défaut.
Comme le chêne est dans le gland planté en terre, l'homme est dans l'école, germe de personnalité.
L'amour, c'est ce complément d'être que je donne, mais tel que l'autre le désire, et non pas tel que je l'imagine.
La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une soeur.
Le véritable amour, solide, durable, est celui qui cherche le bonheur des autres en même temps que son propre bonheur.
Chacun doit trouver où mener son combat pour qu'il y ait plus de joie dans le monde. Le monde est comme un miroir : si tu donnes la joie, tu en reçois.
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