Sami Bouajila est un acteur franco-tunisien né le 26 mai 1966 à La Tronche, en Isère. Lauréat de deux César et d'un prix d'interprétation au festival de Cannes 2006 pour Indigènes, il s'est imposé comme une présence centrale du cinéma d'auteur français depuis les années 1990.
Formé au conservatoire de Grenoble puis à l'école de la Comédie de Saint-Étienne, Sami Bouajila débute au cinéma en 1991 dans La Thune de Philippe Galland, qui lui vaut une nomination au prix Michel-Simon en 1992. Il enchaîne avec Les Histoires d'amour finissent mal... en général d'Anne Fontaine (1993), Les Silences du palais de Moufida Tlatli (1994) et Bye Bye de Karim Dridi (1995), film pour lequel il obtient le prix d'interprétation masculine au festival international du film de Thessalonique. En 1998, il tourne à Hollywood dans Couvre-feu d'Edward Zwick aux côtés de Denzel Washington. L'année 2000 marque un tournant avec Drôle de Félix de Jacques Martineau et Olivier Ducastel, qui lui vaut le prix du meilleur nouvel acteur au festival de Cabourg, et La Faute à Voltaire d'Abdellatif Kechiche.
En 2006, le film de guerre Indigènes de Rachid Bouchareb le révèle au grand public : il partage le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Bernard Blancan, et le film attire 3,2 millions de spectateurs. Il décroche le César du meilleur second rôle masculin en 2008 pour Les Témoins d'André Téchiné. En 2010, il retrouve Rachid Bouchareb pour Hors-la-loi, puis incarne Omar Raddad dans Omar m'a tuer de Roschdy Zem en 2011. La consécration arrive en 2021 avec le César du meilleur acteur pour Un fils de Mehdi Barsaoui, après le prix Orizzonti à la Mostra de Venise 2019. Il prolonge sa filmographie avec Les Miens de Roschdy Zem (2022), The Crow de Rupert Sanders (2024) et Rapaces de Peter Dourountzis (2025).
1966 : naissance à La Tronche, en Isère
1991 : premier rôle au cinéma dans La Thune de Philippe Galland
1995 : prix d'interprétation masculine à Thessalonique pour Bye Bye
1998 : rôle dans Couvre-feu d'Edward Zwick avec Denzel Washington
2000 : prix du meilleur nouvel acteur à Cabourg pour Drôle de Félix
2006 : prix d'interprétation masculine à Cannes pour Indigènes
2008 : César du meilleur second rôle masculin pour Les Témoins
2011 : incarne Omar Raddad dans Omar m'a tuer de Roschdy Zem
2015 : prix d'honneur pour sa carrière au festival international du film de Dubaï
2019 : prix Orizzonti du meilleur acteur à la Mostra de Venise pour Un fils
2021 : César du meilleur acteur et Lumière du meilleur acteur pour Un fils
2024 : rôle de Kronos dans The Crow de Rupert Sanders
2025 : sortie de Rapaces de Peter Dourountzis et révélation publique de sa bipolarité
2026 : tournage de La Décision de Martin Bourboulon et Louis Farge
Sami Bouajila grandit à Échirolles, banlieue sud de Grenoble. Son père, peintre en bâtiment, a émigré de Tunisie en France en 1956 ; son grand-père paternel, amazigh, avait quitté la Libye pour la Tunisie. Le futur acteur découvre le cinéma enfant aux côtés de son père et de son frère. Il se forme au théâtre au conservatoire à rayonnement régional de Grenoble, puis à l'école de la Comédie de Saint-Étienne fondée par Jean Dasté. Marié pendant plusieurs années à la mère de ses deux enfants, une fille et un fils, il a confirmé leur séparation dans la presse en 2025. La famille s'était installée dans les Alpes lorsque les enfants étaient en bas âge.
Après une vingtaine d'années passées à Paris, Sami Bouajila s'est d'abord installé à Saint-Martin-d'Uriage, en Isère, avant de rejoindre Bruxelles, ville où son fils étudie à l'école d'art Saint-Luc et où il a tourné deux séries. Sa fille vit à Paris. En juin 2024, il signe une tribune adressée au président Emmanuel Macron, publiée par Libération, demandant la reconnaissance officielle de l'État de Palestine par la France, aux côtés de 230 artistes. En 2002, il avait publiquement soutenu la candidature présidentielle de Lionel Jospin. Il a également révélé en 2025 être suivi pour un trouble bipolaire diagnostiqué à l'âge adulte.
1 - Le mariage de Sami Bouajila s'est tenu à la mairie suivi d'un repas de sushis pris « en catimini » avec son frère et une amie, comme l'acteur l'a raconté dans Marie Claire, illustrant son rejet du faste et des conventions cérémonielles.
2 - Sa femme avait quitté la maison pour la journée après avoir vu La Faute à Voltaire, bouleversée par les scènes d'amour, alors que lui les considérait comme purement professionnelles, anecdote qu'il a confiée à Marie Claire.
3 - Diagnostiqué bipolaire à l'âge adulte, Sami Bouajila a publiquement révélé en juillet 2025, dans le podcast Les Petits Papiers sur la RTBF, suivre un traitement qui l'aide à gérer ses humeurs et ses colères passées.
4 - Avant d'envisager le métier d'acteur, il cherchait une école « au sens noble » et a choisi celle de la Comédie de Saint-Étienne fondée par Jean Dasté, après avoir rencontré un professeur d'art dramatique qui l'a orienté, comme il l'a raconté à Artistikrezo en 2017.
5 - Il a fui Paris pour les Alpes afin d'élever ses enfants loin de la capitale où il dit avoir traversé des dépressions, déclarant à Gala en juillet 2025 : « Je ne veux plus subir cette ville. Je suis un vrai provincial. »
6 - Membre de jurys de festivals présidés par Norman Jewison à Gérardmer en 2002, Francis Ford Coppola à Marrakech en 2015 et Céline Sciamma aux Arcs en 2017, il a aussi été président du jury Sang Neuf au festival Reims Polar en avril 2025.
- Métier(s) : acteur de cinéma, de télévision et de théâtre
- Résidence principale : Bruxelles (Belgique)
- Relations de couple : séparé de la mère de ses deux enfants
- Enfants : une fille (vivant à Paris) et un fils (étudiant à Bruxelles)
- Distinctions : prix d'interprétation au festival de Cannes 2006 (Indigènes), César du meilleur second rôle masculin 2008 (Les Témoins), prix Orizzonti à Venise 2019 et César du meilleur acteur 2021 (Un fils), prix d'honneur du festival de Dubaï 2015
« Je ne veux plus subir cette ville, j'y ai longtemps vécu, j'y ai fait des dépressions. Je suis un vrai provincial. »
— Interview Gala, 3 juillet 2025
« J'ai découvert il y a quelque temps que je suis bipolaire. Je savais déjà que j'étais un hypersensible. Je suis quelqu'un de passionné et passionnel. »
— Podcast Les Petits Papiers, RTBF, 2 juillet 2025
« Plein d'amour, passionné, assez colérique à une époque. Maintenant, mon traitement permet de mieux gérer mes humeurs, il me donne un équilibre, ça change tout. »
— Interview Gala, 3 juillet 2025
« Je cherchais une école au sens noble du terme, au sens absolu, c'est-à-dire une école où on peut apprendre un mode de vie, une rigueur, une démarche de travail, un univers, le tout en dehors des sentiers battus. »
— Interview Artistikrezo, 2017
« Je ne veux plus subir cette ville, j'y ai longtemps vécu, j'y ai fait des dépressions. Je suis un vrai provincial. »
— Interview Gala, 3 juillet 2025
« J'ai découvert il y a quelque temps que je suis bipolaire. Je savais déjà que j'étais un hypersensible. Je suis quelqu'un de passionné et passionnel. »
— Podcast Les Petits Papiers, RTBF, 2 juillet 2025
« Plein d'amour, passionné, assez colérique à une époque. Maintenant, mon traitement permet de mieux gérer mes humeurs, il me donne un équilibre, ça change tout. »
— Interview Gala, 3 juillet 2025
« Je cherchais une école au sens noble du terme, au sens absolu, c'est-à-dire une école où on peut apprendre un mode de vie, une rigueur, une démarche de travail, un univers, le tout en dehors des sentiers battus. »
— Interview Artistikrezo, 2017