Écrivain et diplomate français d'origine lituanienne, Romain Gary, né Roman Kacew, est l'unique auteur à avoir reçu deux fois le prix Goncourt, en 1956 sous son nom pour Les Racines du ciel et en 1975 sous le pseudonyme d'Émile Ajar pour La Vie devant soi.
Roman Kacew arrive à Nice à quatorze ans avec sa mère Mina Owczyńska, après un parcours qui le mène de Vilnius à Moscou puis Varsovie. Il étudie le droit à Aix-en-Provence puis à Paris, où il publie sa première nouvelle, L'Orage, en 1935 dans l'hebdomadaire Gringoire. Naturalisé français la même année, il intègre l'École de l'air. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint les Forces aériennes françaises libres et sert comme navigateur bombardier au sein du groupe Lorraine. Le général Charles de Gaulle le décore de la croix de la Libération en 1944. Il publie en 1945 son premier roman, Éducation européenne, paru chez Calmann-Lévy et récompensé par le prix des Critiques. C'est à cette période qu'il adopte définitivement le pseudonyme de Gary, terme russe signifiant brûle à l'impératif.
Sa carrière diplomatique au Quai d'Orsay le conduit successivement à Sofia en Bulgarie de 1946 à 1948, en Suisse, à Londres, puis à la délégation française auprès des Nations unies à New York à partir de 1952, où il côtoie le jésuite Pierre Teilhard de Chardin qui inspire le père Tassin dans Les Racines du ciel. En 1956, alors qu'il est nommé consul général de France à Los Angeles, il reçoit le prix Goncourt pour ce même roman, publié chez Gallimard. Il quitte la diplomatie en 1961. Sous le nom d'Émile Ajar, il publie à partir de 1974 quatre romans dont Gros-Câlin et La Vie devant soi, lauréat du Goncourt 1975. Il réalise également deux films, dont Les Oiseaux vont mourir au Pérou en 1968.
L'affaire Émile Ajar constitue la plus importante supercherie littéraire française du XXe siècle. Entre 1974 et 1979, Romain Gary publie quatre romans sous ce pseudonyme et fait incarner publiquement l'auteur fictif par son petit-cousin Paul Pavlowitch, présenté à tort comme son neveu. L'attribution du prix Goncourt 1975 à La Vie devant soi, alors que le règlement interdit qu'un même auteur reçoive deux fois la distinction, suscite une enquête menée notamment par le journal Le Monde. Ni Claude Gallimard, son éditeur, ni Simone Gallimard, éditrice du Mercure de France, n'ont eu connaissance de la mystification. Gary révèle l'identité d'Ajar dans son texte posthume Vie et mort d'Émile Ajar, dont Paul Pavlowitch confirme officiellement la teneur à l'AFP le 30 juin 1981.
1914 : naissance à Vilnius (alors dans l'Empire russe) sous le nom de Roman Kacew
1928 : émigration en France avec sa mère, installation à Nice
1935 : naturalisation française et publication de la nouvelle L'Orage
1940 : ralliement aux Forces françaises libres après l'armistice
1944 : décoration de la croix de la Libération
1945 : publication d'Éducation européenne, prix des Critiques
1946 : début de la carrière diplomatique à Sofia
1956 : prix Goncourt pour Les Racines du ciel et nomination comme consul général à Los Angeles
1960 : publication de La Promesse de l'aube
1961 : mise en disponibilité du ministère des Affaires étrangères
1963 : mariage avec Jean Seberg le 16 octobre à Sarrola-Carcopino
1968 : réalisation du film Les Oiseaux vont mourir au Pérou
1974 : parution de Gros-Câlin sous le nom d'Émile Ajar
1975 : second prix Goncourt pour La Vie devant soi
1980 : décès à Paris le 2 décembre
Roman Kacew est le fils d'Arieh-Leib Kacew, négociant lituanien, et de Mina Owczyńska, modiste d'origine lituanienne et ancienne actrice. Son père quitte le foyer lorsque l'enfant est jeune et fonde une autre famille. Sa mère, figure centrale de sa vie et héroïne de La Promesse de l'aube, l'élève seule à Vilnius puis Varsovie avant l'installation niçoise. Romain Gary fréquente le lycée à Nice puis étudie le droit à la faculté d'Aix-en-Provence et à Paris. Il épouse en 1944 l'écrivaine britannique Lesley Blanch, dont il divorce officiellement en 1963. Il se marie le 16 octobre 1963 à Sarrola-Carcopino, en Corse, avec l'actrice américaine Jean Seberg, dont il a un fils, Alexandre Diego Gary, né en 1962.
Romain Gary entretient une longue amitié littéraire avec Albert Camus, rencontré chez Gallimard, et fréquente Aldous Huxley lors de son séjour américain. À Hollywood, son cercle inclut Gary Cooper, Sophia Loren et Laurence Olivier. Compagnon de la Libération fidèle à la mémoire gaullienne, il défend dans Les Racines du ciel une cause environnementale précoce, celle de la protection des éléphants d'Afrique. Sa dernière compagne est Leïla Chellabi, écrivaine et essayiste, qu'il fréquente dans les dernières années de sa vie et à qui il confie l'organisation de ses obsèques.
Romain Gary se suicide à son domicile parisien, rue du Bac, le 2 décembre 1980, en se tirant une balle dans la bouche avec un revolver Smith & Wesson de calibre 38. Il laisse une lettre datée Jour J, dans laquelle il écrit notamment Aucun rapport avec Jean Seberg, l'actrice s'étant elle-même donné la mort le 30 août 1979. Compagnon de la Libération, il bénéficie des honneurs militaires lors d'obsèques célébrées le 9 décembre 1980 à l'église Saint-Louis des Invalides à Paris. Le ministre de la Culture Jean-Philippe Lecat et plusieurs anciens compagnons de la Libération assistent à la cérémonie. Le corps est ensuite incinéré, conformément à sa volonté.
Le 15 mars 1981, sa dernière compagne Leïla Chellabi disperse ses cendres en mer Méditerranée, au large de Menton dans les Alpes-Maritimes, selon son souhait. La ville de Paris a inauguré en 2014, pour le centenaire de sa naissance, la place Romain-Gary dans le 9e arrondissement.
1 - Adolescent à Nice, Roman Kacew se passionne pour les lettres au détriment des autres matières scolaires et publie ses premiers textes dans l'hebdomadaire Gringoire dès 1935, à l'âge de vingt-et-un ans, ce qui le met financièrement à l'abri quelques mois.
2 - Pendant la guerre, il rejoint l'Angleterre via Gibraltar après s'être évadé de France en avion. Il débarque à Glasgow le 22 juillet 1940 et est promu adjudant en septembre, choisissant alors le pseudonyme Romain Gary de Kacew, qui sera réduit à Gary.
3 - Polyglotte, Romain Gary écrivait couramment en français et en anglais, et avait également une connaissance du polonais, du russe et du yiddish, langues de son enfance entre Vilnius, Moscou et Varsovie.
4 - Il a publié sous au moins quatre pseudonymes distincts : Romain Gary lui-même, mais aussi Fosco Sinibaldi pour L'Homme à la colombe en 1958, Shatan Bogat pour Les Têtes de Stéphanie en 1974, et Émile Ajar.
5 - Il prétendait dans plusieurs interviews être le fils biologique de l'acteur russe Ivan Mosjoukine, avec qui sa mère aurait travaillé à Moscou, une affirmation jamais étayée mais reprise dans La Promesse de l'aube.
6 - Son fils Alexandre Diego Gary est né le 17 juillet 1962, soit avant le divorce officiel de Romain Gary d'avec Lesley Blanch ; sa naissance fut officiellement déclarée le 26 octobre 1963, après le remariage avec Jean Seberg.
- Métier(s) : écrivain, diplomate, aviateur militaire, réalisateur
- Résidence principale : Paris (rue du Bac)
- Relations de couple : Lesley Blanch (mariage en 1944, divorce en 1963) puis Jean Seberg (mariage en 1963, divorce en 1970)
- Enfants : Alexandre Diego Gary, né en 1962
- Distinctions : prix Goncourt 1956 et 1975, Compagnon de la Libération, Commandeur de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945
20 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
« Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. »
— La Promesse de l'aube, Gallimard, 1960
« Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s'arrêter, mais pour tenter l'impossible dans les meilleures conditions. »
— Charge d'âme, Gallimard, 1977
« Je désire consacrer à mon œuvre littéraire plus de temps que ne me laissaient jusqu'à présent mes responsabilités et fonctions officielles. »
— Lettre au ministre des Affaires étrangères demandant sa mise en disponibilité, 1961 (citée par Cairn / Hermès, 2018)
Etre asocial, c'est être.
La vie est pavée d'occasions perdues.
La solitude rance des objets perdus...
Plus on a rien et plus on veut croire.
Dans la vie c'est toujours la panique.
Je me suis bien amusé, au revoir et merci.
Sans imagination, l'amour n'a aucune chance.
Quand elle marchait, c'était un déménagement.
Il est moins grave de perdre que de se perdre.
Vivre est une prière que seul l'amour peut exaucer.
La vraie maison de l'amour est toujours une cachette.
C'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur.
L'humanité n'est même plus une légende, elle est un mythe.
Le rire, c'est parfois une façon qu'à l'horreur de crever.
S'il y a une chose impardonnable c'est de ne pas pardonner.
Les hommes vieillissent toujours mal quand ils restent jeunes.
Quand un homme est fini, cela veut dire surtout qu'il continue.
C'est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes.
'Quand on est môme, pour être quelqu'un il faut être plusieurs.'
Dans la vie, toutes les réussites sont des échecs qui ont raté...
Elle était si triste qu'on ne voyait même pas qu'elle était moche.
Les hommes oublient toujours que ce qu'ils vivent n'est pas mortel.
La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres.
Il ne suffit pas d'être malheureux séparément pour être heureux ensemble.
Lorsqu'il n'y a personne pour vous aimer autour, ça devient de la graisse.
La frigidité, c'est lorsque la morale et la psychologie couchent ensemble.
- Est-ce que je suis envahissante ?- Terriblement, lorsque tu n'es pas là.
Garder sa raison de vivre est parfois tout le contraire de raison garder .
Les cauchemars, c'est ce que les rêves deviennent toujours en vieillissant.
C'est pas la peine de discuter avec les drogués, ils n'ont pas de curiosité.
Aimer est une aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare.
- Je n'ai plus aucune envie de vivre.- C'est la plus vieille façon de vivre.
Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer.
- Est ce que je suis envahissante ? - Terriblement, lorsque tu n'es pas là...
Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.
Le patriotisme c'est l'amour des siens.
Le nationalisme c'est la haine des autres.
Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.
Avec l'amour maternel, la vie nous a fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.
J'ai le goût du merveilleux. Ce sont des restes d'enfance. Il n'y a pas de création sans ça.
La révolte des jeunes bourgeois contre la bourgeoisie est condamnée au canular ou au fascisme.
Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on donne et plus il vous reste.
Je ne sais pas ce que c'est, la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d'être un homme.
Sommeil du juste. Je crois que c'est les injustes qui dorment le mieux, parce qu'ils s'en foutent.
Qui donc a dit que tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme ? Personne.
Quand on se fait vieux, on se réveille chaque matin avec l'impression que le chauffage ne marche pas.
Les vérités ne sont pas toutes habitables. Souvent, il n'y a pas de chauffage et on y crève de froid.
Il ne faut pas pleurer, mon petit, c'est naturel que les vieux meurent. Tu as toute la vie devant toi.
J'ai connu tant de femmes, dans ma vie, que j'ai pour ainsi dire toujours été seul. Trop, c'est personne.
L'humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive.
Il y a des instants qui ont de la mémoire. L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas au bonheur une rente.
Un très grand amour, ce sont deux rêves qui se rencontrent et, complices, échappent jusqu'au bout à la réalité.
C'est parce que l'amour, lui comprend tout, a réponse à tout, résout tout et qu'il n'y a qu'à le laisser faire.
Le paradoxe de la science est qu'il n'y a qu'une réponse à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis
L'humour est une affirmation de la dignité, une déclaration de la supériorité de l'homme face à ce qui lui arrive.
Je suis un de ces démocrates qui croient que le but de la démocratie est de faire accéder chaque homme à la noblesse.
La vie aussi a besoin de gaieté, à l'en juger par les fleurs des champs, qui sourient tellement mieux que les autres.
La fraternité. C'est la seule chose que les femmes et les hommes n'ont encore jamais essayé ensemble. Il n'y a pas d'orifice.
Il y a toujours cette vieille expression on vit d'espoir, mais je commence à croire que c'est surtout l'espoir qui vit de nous.
Rien ne vaut la peine d'être vécu qui n'est pas d'abord une oeuvre d'imagination ou alors la mer ne serait plus que de l'eau salée.
On ne peut pas juger les hommes pour ce qu'ils font quand ils enlèvent leur pantalon. Pour leurs vraies saloperies, ils s'habillent.
Je pense que pour vivre, il faut s'y prendre très jeune, parce qu'après on perd toute sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux.
Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s'arrêter, mais pour tenter l'impossible dans les meilleures conditions.
Et je sais également qu'en pressant des âmes comme des tubes de pâte dentifrice, on finit toujours par faire sortir quelques gouttes de pureté.
Les gens tiennent à la vie plus qu'à n'importe quoi, c'est quand même marrant quand on pense à toutes les belles choses qu'il y a dans le monde.
Chaque amour heureux porte nos couleurs: il devrait avoir des millions de supporters. Notre fraternité est enrichie par tout ce qui nous éclaire.
Il arrive un moment dans la vie où toutes les femmes que l'on a rencontrées finissent par composer une image très claire de celle qui vous manque.
Un journal a écrit que ce qui manque aux jeunes, c'est une guerre ; ce qui ne nous apprend rien sur les jeunes, mais qui en dit long sur les vieux.
J'ai toujours rêvé d'avoir un trésor caché quelque part où il serait bien à l'abri de tout et que je pourrais découvrir chaque fois que j'avais besoin.
Tout à l'heure, vous allez me quitter, mais il y a des instants qui ont de la mémoire. L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas au bonheur une rente.
Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui font du bien dans le monde, mais ils font pas ça tout le temps et il faut tomber au bon moment. Il y a pas de miracle.
La seule valeur humaine de l'indépendance est une valeur d'échange. Quand on garde l'indépendance pour soi tout seul, on pourrit à la vitesse des années-solitude.
La faiblesse a toujours vécu d'imagination ... La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire ... C'est toujours la faiblesse qui a du génie ...
Mais je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre.
Il m'a expliqué en souriant que rien n'est blanc ou noir et que le blanc, c'est souvent le noir qui se cache et le noir, c'est parfois le blanc qui s'est fait avoir.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit, parfois, tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là, on est trop souvent mené par le bout du nez.
Il est question du livre de Victor Hugo. quand je serai grand j'écrirai moi aussi les misérables parce que c'est ce qu'on écrit toujours quand on a quelque chose à dire.
« Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. »
— La Promesse de l'aube, Gallimard, 1960
« Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s'arrêter, mais pour tenter l'impossible dans les meilleures conditions. »
— Charge d'âme, Gallimard, 1977
« Je désire consacrer à mon œuvre littéraire plus de temps que ne me laissaient jusqu'à présent mes responsabilités et fonctions officielles. »
— Lettre au ministre des Affaires étrangères demandant sa mise en disponibilité, 1961 (citée par Cairn / Hermès, 2018)
Etre asocial, c'est être.
La vie est pavée d'occasions perdues.
La solitude rance des objets perdus...
Plus on a rien et plus on veut croire.
Dans la vie c'est toujours la panique.
Je me suis bien amusé, au revoir et merci.
Sans imagination, l'amour n'a aucune chance.
Quand elle marchait, c'était un déménagement.
Il est moins grave de perdre que de se perdre.
Vivre est une prière que seul l'amour peut exaucer.
La vraie maison de l'amour est toujours une cachette.
C'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur.
L'humanité n'est même plus une légende, elle est un mythe.
Le rire, c'est parfois une façon qu'à l'horreur de crever.
S'il y a une chose impardonnable c'est de ne pas pardonner.
Les hommes vieillissent toujours mal quand ils restent jeunes.
Quand un homme est fini, cela veut dire surtout qu'il continue.
C'est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes.
'Quand on est môme, pour être quelqu'un il faut être plusieurs.'
Dans la vie, toutes les réussites sont des échecs qui ont raté...
Elle était si triste qu'on ne voyait même pas qu'elle était moche.
Les hommes oublient toujours que ce qu'ils vivent n'est pas mortel.
La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres.
Il ne suffit pas d'être malheureux séparément pour être heureux ensemble.
Lorsqu'il n'y a personne pour vous aimer autour, ça devient de la graisse.
La frigidité, c'est lorsque la morale et la psychologie couchent ensemble.
- Est-ce que je suis envahissante ?- Terriblement, lorsque tu n'es pas là.
Garder sa raison de vivre est parfois tout le contraire de raison garder .
Les cauchemars, c'est ce que les rêves deviennent toujours en vieillissant.
C'est pas la peine de discuter avec les drogués, ils n'ont pas de curiosité.
Aimer est une aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare.
- Je n'ai plus aucune envie de vivre.- C'est la plus vieille façon de vivre.
Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer.
- Est ce que je suis envahissante ? - Terriblement, lorsque tu n'es pas là...
Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.
Le patriotisme c'est l'amour des siens.
Le nationalisme c'est la haine des autres.
Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.
Avec l'amour maternel, la vie nous a fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.
J'ai le goût du merveilleux. Ce sont des restes d'enfance. Il n'y a pas de création sans ça.
La révolte des jeunes bourgeois contre la bourgeoisie est condamnée au canular ou au fascisme.
Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on donne et plus il vous reste.
Je ne sais pas ce que c'est, la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d'être un homme.
Sommeil du juste. Je crois que c'est les injustes qui dorment le mieux, parce qu'ils s'en foutent.
Qui donc a dit que tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme ? Personne.
Quand on se fait vieux, on se réveille chaque matin avec l'impression que le chauffage ne marche pas.
Les vérités ne sont pas toutes habitables. Souvent, il n'y a pas de chauffage et on y crève de froid.
Il ne faut pas pleurer, mon petit, c'est naturel que les vieux meurent. Tu as toute la vie devant toi.
J'ai connu tant de femmes, dans ma vie, que j'ai pour ainsi dire toujours été seul. Trop, c'est personne.
L'humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive.
Il y a des instants qui ont de la mémoire. L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas au bonheur une rente.
Un très grand amour, ce sont deux rêves qui se rencontrent et, complices, échappent jusqu'au bout à la réalité.
C'est parce que l'amour, lui comprend tout, a réponse à tout, résout tout et qu'il n'y a qu'à le laisser faire.
Le paradoxe de la science est qu'il n'y a qu'une réponse à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis
L'humour est une affirmation de la dignité, une déclaration de la supériorité de l'homme face à ce qui lui arrive.
Je suis un de ces démocrates qui croient que le but de la démocratie est de faire accéder chaque homme à la noblesse.
La vie aussi a besoin de gaieté, à l'en juger par les fleurs des champs, qui sourient tellement mieux que les autres.
La fraternité. C'est la seule chose que les femmes et les hommes n'ont encore jamais essayé ensemble. Il n'y a pas d'orifice.
Il y a toujours cette vieille expression on vit d'espoir, mais je commence à croire que c'est surtout l'espoir qui vit de nous.
Rien ne vaut la peine d'être vécu qui n'est pas d'abord une oeuvre d'imagination ou alors la mer ne serait plus que de l'eau salée.
On ne peut pas juger les hommes pour ce qu'ils font quand ils enlèvent leur pantalon. Pour leurs vraies saloperies, ils s'habillent.
Je pense que pour vivre, il faut s'y prendre très jeune, parce qu'après on perd toute sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux.
Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s'arrêter, mais pour tenter l'impossible dans les meilleures conditions.
Et je sais également qu'en pressant des âmes comme des tubes de pâte dentifrice, on finit toujours par faire sortir quelques gouttes de pureté.
Les gens tiennent à la vie plus qu'à n'importe quoi, c'est quand même marrant quand on pense à toutes les belles choses qu'il y a dans le monde.
Chaque amour heureux porte nos couleurs: il devrait avoir des millions de supporters. Notre fraternité est enrichie par tout ce qui nous éclaire.
Il arrive un moment dans la vie où toutes les femmes que l'on a rencontrées finissent par composer une image très claire de celle qui vous manque.
Un journal a écrit que ce qui manque aux jeunes, c'est une guerre ; ce qui ne nous apprend rien sur les jeunes, mais qui en dit long sur les vieux.
J'ai toujours rêvé d'avoir un trésor caché quelque part où il serait bien à l'abri de tout et que je pourrais découvrir chaque fois que j'avais besoin.
Tout à l'heure, vous allez me quitter, mais il y a des instants qui ont de la mémoire. L'éphémère vit d'éclairs et je ne demande pas au bonheur une rente.
Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui font du bien dans le monde, mais ils font pas ça tout le temps et il faut tomber au bon moment. Il y a pas de miracle.
La seule valeur humaine de l'indépendance est une valeur d'échange. Quand on garde l'indépendance pour soi tout seul, on pourrit à la vitesse des années-solitude.
La faiblesse a toujours vécu d'imagination ... La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire ... C'est toujours la faiblesse qui a du génie ...
Mais je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre.
Il m'a expliqué en souriant que rien n'est blanc ou noir et que le blanc, c'est souvent le noir qui se cache et le noir, c'est parfois le blanc qui s'est fait avoir.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit, parfois, tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là, on est trop souvent mené par le bout du nez.
Il est question du livre de Victor Hugo. quand je serai grand j'écrirai moi aussi les misérables parce que c'est ce qu'on écrit toujours quand on a quelque chose à dire.