Naissance
Coulommiers (77), France
Nationalité
Taille
160 cm

Biographie

Figure majeure des médias français, Philippe Bouvard s’impose comme l’un des animateurs et chroniqueurs les plus durables du paysage audiovisuel, du journalisme de presse écrite aux emblématiques émissions radiophoniques et télévisées qui ont marqué plusieurs générations d’auditeurs et de téléspectateurs.


Parcours

Né le 6 décembre 1929 à Coulommiers, Philippe Bouvard grandit dans un contexte familial marqué par la Seconde Guerre mondiale et la persécution des Juifs, expérience qui le confronte très tôt aux fractures de la société française. Après un parcours scolaire mouvementé, il découvre le journalisme à la faveur d’un emploi de coursier au service photographique du quotidien Le Figaro. Dès 1952, il s’impose par une plume vive et caustique dans les pages parisiennes et mondaines du journal, dont il devient l’un des chroniqueurs les plus redoutés, avant d’y gravir les échelons jusqu’aux fonctions de directeur général adjoint. En 1957, le Prix de la chronique parisienne consacre déjà son style et son influence dans la presse.

Parallèlement, Philippe Bouvard s’impose sur les ondes à partir des années 1960 avec ses chroniques sur Radio Luxembourg, future RTL, puis avec l’émission musicale et conversationnelle RTL Non Stop. En 1971, il transpose ce ton d’actualité et de mondanités à la télévision avec Samedi soir, tourné en direct depuis Maxim’s, avant de connaître son immense succès grand public avec la création des Grosses Têtes en 1977, qu’il anime pendant près de quarante ans. Dans les années 1980, il lance à la télévision le Théâtre de Bouvard, véritable pépinière de comiques, tout en dirigeant la rédaction de France-Soir. Écrivain prolifique, il publie de nombreux recueils et ouvrages autobiographiques, dont Le petit monde de Don Bouvardo, poursuivant jusque dans les années 2020 chroniques et éditoriaux avant d’annoncer sa retraite effective en 2025 après soixante ans de radio.


Controverse

La carrière de Philippe Bouvard est aussi marquée par plusieurs polémiques. En 1995, il est condamné avec le directeur de TF1 Patrick Le Lay et l’animateur Vincent Perrot pour provocation à la haine ou à la discrimination raciale, à la suite d’une devinette diffusée dans une déclinaison télévisée des Grosses Têtes, décision qui entérine la responsabilité des humoristes et diffuseurs en matière de propos racistes. En mars 2021, une chronique de son émission radiophonique À mon humble avis suscite un vif débat public : ses propos à l’égard des personnes trans sont dénoncés par plusieurs associations et médias comme transphobes, relançant la critique de son humour jugé daté et discriminant. Ces épisodes nourrissent l’image d’un animateur à l’influence incontestable mais régulièrement contesté.


Repères chronologiques

1929 : Naissance à Coulommiers, en Seine-et-Marne, dans une famille juive d’origine alsacienne par sa mère.
1952 : Entrée au Figaro comme coursier au service photo, puis débuts de journaliste et obtention de la carte de presse.
1957 : Prix de la chronique parisienne, qui consacre sa rubrique mondaine au sein du Figaro.
1965 : Chronique parisienne sur Radio Luxembourg et installation durable dans le paysage radiophonique français.
1977 : Lancement sur RTL des Grosses Têtes, appelées à devenir l’une des émissions les plus écoutées de France.
1982 : Création à la télévision du Théâtre de Bouvard sur Antenne 2, pépinière de nombreux humoristes.
1995 : Condamnation pour provocation à la haine ou à la discrimination raciale après une blague diffusée à la télévision.
2001 : Retour à l’animation des Grosses Têtes après une éviction temporaire au profit de Christophe Dechavanne.
2005 : Nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur, qui consacre sa longévité médiatique.
2014 : Fin de son règne à la tête des Grosses Têtes, reprises par Laurent Ruquier, et lancement d’Allô Bouvard puis d’À mon humble avis sur RTL.
2019 : Promotion au grade de commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres, après plusieurs décorations françaises et étrangères.
2022 : Publication de Le petit monde de Don Bouvardo, vaste retour sur plus de sept décennies de journalisme et d’antenne.
2024 : Annonce sur RTL de sa retraite à 95 ans après soixante ans de radio, et diffusion du documentaire Les Mille et Une Vies de Philippe Bouvard sur Paris Première.
2025 : Retrait effectif des ondes et installation dans une retraite active, entre écriture et interventions médiatiques ponctuelles.


Vie personnelle et engagements

Issu d’une famille marquée par la Shoah, Philippe Bouvard est le fils d’Andrée Gensburger, opticienne juive alsacienne, et de Marcel Bouvard, qui abandonne le foyer à sa naissance. Son beau-père, Jules Luzzato, tailleur et résistant, est arrêté par la Gestapo avant d’être libéré grâce à l’intervention du recteur de la Grande Mosquée de Paris, épisode fondateur qu’il évoque comme une dette morale durable. Enfant puis adolescent, il vit la guerre en fuyant de ville en ville et perd une partie de sa famille adoptive, déportée à Auschwitz, ce qui nourrit chez lui un rapport ambivalent à ses origines juives et à la religion.

Le 13 juin 1953, il épouse au Vésinet Colette Sauvage, avec laquelle il forme un couple durablement médiatisé. Le ménage a deux filles, Dominique, née en 1954, et Nathalie, née en 1964, qu’il évoque régulièrement dans ses entretiens. Agnostique revendiqué, il confesse toutefois s’être fait baptiser pour son mariage et avoir longtemps dissimulé ses origines juives, avant de les assumer pleinement. Passionné de voitures de luxe, de jeux d’argent et de beaux lieux, il partage sa vie entre Paris et la Côte d’Azur, résidant désormais principalement à Cannes. Dans l’espace public, il assume des opinions conservatrices, se revendique observateur du « Français moyen » et s’implique surtout par ses chroniques, plus que par un engagement associatif structuré.


Anecdotes

1 - Adolescent, Philippe Bouvard raconte que sa vocation naît sur la Croisette à Cannes, lorsqu’il aperçoit Jean Cocteau descendre d’une voiture avec chauffeur. Cette vision d’un écrivain starisé le convainc que la plume peut mener à la réussite sociale et à l’ascension personnelle.

2 - Longtemps présenté comme « sociologue sarcastique du Tout-Paris », il garde la réputation d’un patron redouté dans les rédactions. Au Figaro comme à France-Soir, ses billets et manchettes pouvaient influer sur les réputations mondaines, au point que certains artistes craignaient ouvertement de « passer à la moulinette Bouvard ».

3 - Passionné de luxe et de confort, il a possédé une grande villa à Cannes, un hôtel particulier à Paris et des voitures prestigieuses, avant de revendre une grande partie de ce patrimoine dans les années 2020. Il explique ce choix par le coût d’entretien de ces biens et par le désir de simplifier sa vie à l’heure d’aborder sa retraite et le grand âge.


Points clés

- Métier(s) : Journaliste, chroniqueur, humoriste, animateur de radio et de télévision, dirigeant de presse, écrivain
- Résidence principale : Cannes, France
- Relations : Marié à Colette Sauvage depuis 1953
- Enfants : Deux filles, Dominique (1954) et Nathalie (1964)
- Distinctions : Chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite, commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres, décorations espagnole et belge

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Célébrités liées

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Autres animateurs nés dans les années 1920

Citations

Le piston ne marche qu'avec les huiles.
Ambition : nom noble donné aux besoins d'argent.
L'égoïsme est un luxe qui se paie toujours à crédit.
Il n'y a de joueurs repentants que parmi les perdants.
Ambition : Terme noble pour désigner les besoins d'argent.
Il n'existe pas de bonheur complet sans amnésie partielle.
Pour être admirable, la famille devrait être désintéressée.
La guerre donne de l'avancement à ceux qui ne reculent pas.
L'argent qui corrompt tout ne laisse intacte que la misère.
L'amabilité est la gentillesse des gens qui n'ont pas de coeur.
Pyromane : flambeur estival qui préfère les forêts aux casinos.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
La haine du client est en train de remplacer la lutte des classes.
Tous les êtres humains pensent. Seuls les intellectuels s'en vantent.
En politique, il est plus rentable de se contredire que de se répéter.
J'ai peur que l'Etat dépense moins bien mon argent que je ne le ferais.
Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites.
On appelle "mauvaise foi" les convictions d'autrui qu'on ne partage pas.
On appelle “mauvaise foi” les convictions d'autrui qu'on ne partage pas.
Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres.
La plus banale des feuilles blanches vaut le meilleur des psychanalystes.
En société capitaliste, seuls ceux qui n'ont rien à perdre peuvent gagner.
Rien de tel que les faiblesses des grands hommes pour rassurer les petits.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
Le jeu permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens de jouer.
Gardons-nous de donner la parole aux cons. Ils ne veulent jamais la rendre.
Le poker permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens d'y jouer.
Les impôts ont été inventés pour que tout le monde n'ait pas envie de réussir.
La seule façon d'oublier qu'on n'a qu'une vie, c'est d'avoir plusieurs femmes...
Le talent consiste à dire les mêmes bêtises que les autres, mais plus élégamment.
Les histoires d'amour ne sont différentes les unes des autres qu'au commencement.
Si le sommeil ne séparait pas les couples, il y aurait deux fois plus de divorces.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
Rien ne me fait douter davantage de la fameuse égalité des chances que l'héritage.
De plus en plus de gens jouent avec les mots, et de moins en moins avec les idées.
Anarchiste : militant qui détruit toutes les richesses avant de les redistribuer.
Si Dieu nous avait faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
En matière d'amour physique, les textiles gênent plus aujourd'hui que les principes.
En amour, c'est comme à l'armée : quand on vous rétrograde, il faut changer de corps.
La révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés.
Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
Se payer la tête des imbéciles est le seul luxe qui n'exige pas de fortune personnelle.
Le secret est comme la modestie : il cesse d'exister à l'instant précis où on l'évoque.
Les animaux ont été créés par Dieu pour donner aux hommes une impression de supériorité.
La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
La réussite, c'est d'abord et surtout d'être au travail quand les autres vont à la pêche.
En politique comme en amour, on pense toujours que la prochaine fois sera enfin la bonne.
L'honnêteté est la seule méthode qui permette d'escroquer plusieurs fois la même personne.
Faire comprendre des choses complexes à des gens simples frise souvent l'abus de confiance.
Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Dieu n'existe pas, mais il faut faire semblant d'y croire. Cela lui fait tellement plaisir...
Le bonheur c'est aussi souvent de ne plus faire certaines choses qu'on croyait indispensables.
On ne doit jamais craindre d'avouer son ignorance : elle suscite toujours des aides inespérées.
En France, aujourd'hui, on est mieux informé des arrêts de travail que des périodes d'activité.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
Les académiciens français se demandent toujours ce que les trente-neuf autres font sous la Coupole.
Je m'étonne toujours que des êtres également menacés par la mort se fassent la vie aussi difficile.
Certains avocats sont si fainéants qu'ils préfèrent défendre les innocents plutôt que les coupables.
Quand on voyage sans connaître l'anglais, on a l'impression d'être sourd-muet et idiot de naissance.
La publicité est à la consommation ce que l'érotisme est à l'amour. Le plaisir ne suit pas toujours...
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.
Les femmes sont la seule chose qu'un milliardaire ne puisse s'offrir en levant seulement le petit doigt.
Un artiste est quelqu'un qui a réussi à transformer des défauts caractériels en qualités professionnelles.
Avec le tabac et l'alcool, l'administration est la plus grande blanchisseuse d'argent sale de notre époque.
Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s'obstine à vouloir garder un peu d'argent pour son propre usage.
Il vaut mieux creuser sa tombe avec sa fourchette qu'avec une pelle: c'est plus agréable et c'est plus long.
Le requin est un animal cruel et mythique qui ne se trouve plus guère que dans les basses eaux de la finance.
La liberté, c'est le droit de faire tout ce qui ne rappelle pas aux autres qu'ils ne sont pas libres eux-mêmes.
L'honnêteté dans les affaires consiste à posséder à son compte en banque l'argent qu'on refuse à ses créanciers.
Pourquoi fait-on de la musique pour la fête de la Musique alors qu'on ne travaille pas pour la fête du Travail ?
Si l'homme est vraiment ce que le créateur a fait de mieux, ça ne vaut pas la peine de s'agenouiller devant lui.
Les mondanités consistent à parler, quand on n'a rien à dire, avec des gens qu'on n'est pas obligé de rencontrer.
Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé...
L'héritage offre la possibilité de toucher dans l'âge adulte les sommes qu'on vous a refusées dans votre jeunesse.
Une grève est un mouvement organisé par des salariés pour réclamer le paiement des jours où ils n'ont pas travaillé.
On dit d'une maison sans intérêt qu'elle a de beaux placards, comme on dit d'une femme laide qu'elle a de beaux yeux.
L'argent est un raccourci de la réussite, et les raccourcis - c'est connu - éliminent tous les détails embarrassants.
Les journalistes sont comme les enfants. Ils posent de grandes questions et se contentent de toutes petites réponses.
La fête de la musique est une grande réussite puisqu'elle garantit trois cent soixante-quatre jours de silence par an.
Ne pourrait-on pas fixer la Saint Sylvestre au 15 août, afin que le père Noël évolue enfin dans des cheminées éteintes ?
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
Dommage que l'admiration de soi ­ qui aide à vivre ­ ne débouche que sur le mépris des autres ­ qui assombrit l'existence.
Les assureurs ne veulent plus rien assurer sans avoir l'assurance que le risque qu'ils garantissent est devenu inexistant.
Les prêtres sont comme les politiciens : ils continuent à traiter les fidèles comme des enfants ou comme des irresponsables.
Que les chiens soient interdits de paradis tendrait à prouver que la fidélité n'est pas considérée comme une vertu cardinale.
Les hommes sont comme les vins : lorsqu'ils deviennent meilleurs en vieillissant, c'est qu'ils sont d'une très grande qualité.
Faute de temps, le journaliste moderne doit choisir : ou voir l'événement ou le décrire. Il a rarement le loisir de faire les deux.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
A l'égard de la propriété, de l'amour, de la fortune et du succès, j'applique "la règle des Dudu" : rien n'est dû, rien n'est durable.
Quand on est connu, aujourd'hui, le simple fait de se promener en public sans lunettes noires constitue presque un attentat à la pudeur.
Dans notre société, on dit que quelqu'un a du caractère lorsqu'il accorde plus d'importance à ses propres opinions qu'à celles d'autrui.
On dit d'un politicien qu'il réussit une belle carrière quand le nombre de ses arrivées ratées est inférieur à celui de ses faux départs.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
On devrait essayer les femmes comme les chaussures. Si cela va, on les garde.
Si elles vous cassent les pieds, on les rend le lendemain matin.
Il convient d'assister aux inhumations, crémations et autres manifestations funèbres moins pour accompagner les autres que pour réfléchir sur soi.
L'immigration et la délocalisation sont les deux mamelles de la France moderne. D'un côté, les pauvres arrivent, de l'autre, les riches s'en vont.
Le port de plaisance est un lieu conçu pour que les navigateurs qui ne prennent pas la mer puissent rencontrer des vacanciers qui n'ont pas de bateau.
L'ordinateur est un appareil sophistiqué auquel on fait porter une housse la nuit en cas de poussière et le chapeau durant la journée en cas d'erreur.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Le fait qu'on se confesse de plus en plus à la radio et de moins en moins dans les églises semble indiquer que la publicité est plus précieuse que le pardon.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Si Dieu n'existe pas, je plains ceux qui, pour conquérir là-haut un paradis hypothétique, ont transformé ici-bas leur vie en un enfer de contraintes et de renoncements.
Le piston ne marche qu'avec les huiles.
Ambition : nom noble donné aux besoins d'argent.
L'égoïsme est un luxe qui se paie toujours à crédit.
Il n'y a de joueurs repentants que parmi les perdants.
Ambition : Terme noble pour désigner les besoins d'argent.
Il n'existe pas de bonheur complet sans amnésie partielle.
Pour être admirable, la famille devrait être désintéressée.
La guerre donne de l'avancement à ceux qui ne reculent pas.
L'argent qui corrompt tout ne laisse intacte que la misère.
L'amabilité est la gentillesse des gens qui n'ont pas de coeur.
Pyromane : flambeur estival qui préfère les forêts aux casinos.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
La haine du client est en train de remplacer la lutte des classes.
Tous les êtres humains pensent. Seuls les intellectuels s'en vantent.
En politique, il est plus rentable de se contredire que de se répéter.
J'ai peur que l'Etat dépense moins bien mon argent que je ne le ferais.
Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites.
On appelle "mauvaise foi" les convictions d'autrui qu'on ne partage pas.
On appelle “mauvaise foi” les convictions d'autrui qu'on ne partage pas.
Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres.
La plus banale des feuilles blanches vaut le meilleur des psychanalystes.
En société capitaliste, seuls ceux qui n'ont rien à perdre peuvent gagner.
Rien de tel que les faiblesses des grands hommes pour rassurer les petits.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
Le jeu permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens de jouer.
Gardons-nous de donner la parole aux cons. Ils ne veulent jamais la rendre.
Le poker permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens d'y jouer.
Les impôts ont été inventés pour que tout le monde n'ait pas envie de réussir.
La seule façon d'oublier qu'on n'a qu'une vie, c'est d'avoir plusieurs femmes...
Le talent consiste à dire les mêmes bêtises que les autres, mais plus élégamment.
Les histoires d'amour ne sont différentes les unes des autres qu'au commencement.
Si le sommeil ne séparait pas les couples, il y aurait deux fois plus de divorces.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
Rien ne me fait douter davantage de la fameuse égalité des chances que l'héritage.
De plus en plus de gens jouent avec les mots, et de moins en moins avec les idées.
Anarchiste : militant qui détruit toutes les richesses avant de les redistribuer.
Si Dieu nous avait faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
En matière d'amour physique, les textiles gênent plus aujourd'hui que les principes.
En amour, c'est comme à l'armée : quand on vous rétrograde, il faut changer de corps.
La révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés.
Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
Se payer la tête des imbéciles est le seul luxe qui n'exige pas de fortune personnelle.
Le secret est comme la modestie : il cesse d'exister à l'instant précis où on l'évoque.
Les animaux ont été créés par Dieu pour donner aux hommes une impression de supériorité.
La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
La réussite, c'est d'abord et surtout d'être au travail quand les autres vont à la pêche.
En politique comme en amour, on pense toujours que la prochaine fois sera enfin la bonne.
L'honnêteté est la seule méthode qui permette d'escroquer plusieurs fois la même personne.
Faire comprendre des choses complexes à des gens simples frise souvent l'abus de confiance.
Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Dieu n'existe pas, mais il faut faire semblant d'y croire. Cela lui fait tellement plaisir...
Le bonheur c'est aussi souvent de ne plus faire certaines choses qu'on croyait indispensables.
On ne doit jamais craindre d'avouer son ignorance : elle suscite toujours des aides inespérées.
En France, aujourd'hui, on est mieux informé des arrêts de travail que des périodes d'activité.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
Les académiciens français se demandent toujours ce que les trente-neuf autres font sous la Coupole.
Je m'étonne toujours que des êtres également menacés par la mort se fassent la vie aussi difficile.
Certains avocats sont si fainéants qu'ils préfèrent défendre les innocents plutôt que les coupables.
Quand on voyage sans connaître l'anglais, on a l'impression d'être sourd-muet et idiot de naissance.
La publicité est à la consommation ce que l'érotisme est à l'amour. Le plaisir ne suit pas toujours...
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.
Les femmes sont la seule chose qu'un milliardaire ne puisse s'offrir en levant seulement le petit doigt.
Un artiste est quelqu'un qui a réussi à transformer des défauts caractériels en qualités professionnelles.
Avec le tabac et l'alcool, l'administration est la plus grande blanchisseuse d'argent sale de notre époque.
Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s'obstine à vouloir garder un peu d'argent pour son propre usage.
Il vaut mieux creuser sa tombe avec sa fourchette qu'avec une pelle: c'est plus agréable et c'est plus long.
Le requin est un animal cruel et mythique qui ne se trouve plus guère que dans les basses eaux de la finance.
La liberté, c'est le droit de faire tout ce qui ne rappelle pas aux autres qu'ils ne sont pas libres eux-mêmes.
L'honnêteté dans les affaires consiste à posséder à son compte en banque l'argent qu'on refuse à ses créanciers.
Pourquoi fait-on de la musique pour la fête de la Musique alors qu'on ne travaille pas pour la fête du Travail ?
Si l'homme est vraiment ce que le créateur a fait de mieux, ça ne vaut pas la peine de s'agenouiller devant lui.
Les mondanités consistent à parler, quand on n'a rien à dire, avec des gens qu'on n'est pas obligé de rencontrer.
Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé...
L'héritage offre la possibilité de toucher dans l'âge adulte les sommes qu'on vous a refusées dans votre jeunesse.
Une grève est un mouvement organisé par des salariés pour réclamer le paiement des jours où ils n'ont pas travaillé.
On dit d'une maison sans intérêt qu'elle a de beaux placards, comme on dit d'une femme laide qu'elle a de beaux yeux.
L'argent est un raccourci de la réussite, et les raccourcis - c'est connu - éliminent tous les détails embarrassants.
Les journalistes sont comme les enfants. Ils posent de grandes questions et se contentent de toutes petites réponses.
La fête de la musique est une grande réussite puisqu'elle garantit trois cent soixante-quatre jours de silence par an.
Ne pourrait-on pas fixer la Saint Sylvestre au 15 août, afin que le père Noël évolue enfin dans des cheminées éteintes ?
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
Dommage que l'admiration de soi ­ qui aide à vivre ­ ne débouche que sur le mépris des autres ­ qui assombrit l'existence.
Les assureurs ne veulent plus rien assurer sans avoir l'assurance que le risque qu'ils garantissent est devenu inexistant.
Les prêtres sont comme les politiciens : ils continuent à traiter les fidèles comme des enfants ou comme des irresponsables.
Que les chiens soient interdits de paradis tendrait à prouver que la fidélité n'est pas considérée comme une vertu cardinale.
Les hommes sont comme les vins : lorsqu'ils deviennent meilleurs en vieillissant, c'est qu'ils sont d'une très grande qualité.
Faute de temps, le journaliste moderne doit choisir : ou voir l'événement ou le décrire. Il a rarement le loisir de faire les deux.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
A l'égard de la propriété, de l'amour, de la fortune et du succès, j'applique "la règle des Dudu" : rien n'est dû, rien n'est durable.
Quand on est connu, aujourd'hui, le simple fait de se promener en public sans lunettes noires constitue presque un attentat à la pudeur.
Dans notre société, on dit que quelqu'un a du caractère lorsqu'il accorde plus d'importance à ses propres opinions qu'à celles d'autrui.
On dit d'un politicien qu'il réussit une belle carrière quand le nombre de ses arrivées ratées est inférieur à celui de ses faux départs.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
On devrait essayer les femmes comme les chaussures. Si cela va, on les garde.
Si elles vous cassent les pieds, on les rend le lendemain matin.
Il convient d'assister aux inhumations, crémations et autres manifestations funèbres moins pour accompagner les autres que pour réfléchir sur soi.
L'immigration et la délocalisation sont les deux mamelles de la France moderne. D'un côté, les pauvres arrivent, de l'autre, les riches s'en vont.
Le port de plaisance est un lieu conçu pour que les navigateurs qui ne prennent pas la mer puissent rencontrer des vacanciers qui n'ont pas de bateau.
L'ordinateur est un appareil sophistiqué auquel on fait porter une housse la nuit en cas de poussière et le chapeau durant la journée en cas d'erreur.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Le fait qu'on se confesse de plus en plus à la radio et de moins en moins dans les églises semble indiquer que la publicité est plus précieuse que le pardon.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Si Dieu n'existe pas, je plains ceux qui, pour conquérir là-haut un paradis hypothétique, ont transformé ici-bas leur vie en un enfer de contraintes et de renoncements.

Questions autour de Philippe Bouvard

Qui est né le même jour que Philippe Bouvard ?
Arlette Accart, Aurélie Bargème, Lindsay Price, Stéphane Guillon et Henri VI sont nés le 6 décembre comme Philippe Bouvard.
Quel âge a Philippe Bouvard ?
Philippe Bouvard a 96 ans. Il aura 97 ans le 6 décembre.
Quels animateurs français sont nés en 1929 comme Philippe Bouvard ?
Quels animateurs français sont du signe Sagittaire comme Philippe Bouvard ?
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