Louis Pasteur, chimiste et biologiste français né en 1822 à Dole, a fondé la microbiologie moderne. Il met au point le procédé de pasteurisation et administre en 1885 le premier vaccin antirabique à un être humain, Joseph Meister, neuf ans, mordu par un chien enragé.
Fils de Jean-Joseph Pasteur, tanneur et ancien sergent-major chevalier de la Légion d'honneur, et de Jeanne-Étiennette Roqui, Louis Pasteur grandit à Arbois où la famille s'installe en 1827. Élève au collège royal de Besançon, bachelier ès lettres en 1840 puis bachelier ès sciences mathématiques à Dijon en 1842, il intègre l'École normale supérieure en 1843 après une année de préparation au lycée Saint-Louis. Reçu agrégé de sciences physiques en 1846 puis docteur ès sciences en 1847, il devient l'élève du chimiste Jean-Baptiste Dumas et travaille dans le laboratoire d'Antoine-Jérôme Balard, où il rencontre Auguste Laurent. Ses recherches sur les cristaux de paratartrates, validées par le physicien Jean-Baptiste Biot, ouvrent la voie à la stéréochimie. Nommé professeur suppléant à la faculté des sciences de Strasbourg en 1849, puis doyen de la faculté des sciences de Lille en 1854, il prononce le 7 décembre 1854 le discours célèbre sur le hasard et les esprits préparés.
De retour à l'École normale supérieure comme administrateur et directeur des études scientifiques en 1857, Pasteur démontre par ses travaux sur la fermentation que micro-organismes et processus biologiques sont liés, réfutant la théorie de la génération spontanée défendue par Félix Archimède Pouchet. En 1863, il met au point la pasteurisation, procédé de conservation par chauffage modéré. Sollicité par Jean-Baptiste Dumas, il étudie de 1865 à 1870 la pébrine des vers à soie dans le Gard. Ses recherches sur le choléra des poules en 1879, puis sur le charbon des moutons avec l'expérience de Pouilly-le-Fort en 1881 menée avec Émile Roux et Charles Chamberland, établissent le principe du vaccin atténué. Le 6 juillet 1885, il inocule à Joseph Meister, accompagné de Jacques-Joseph Grancher et d'Alfred Vulpian, le premier traitement antirabique humain.
L'inoculation de Joseph Meister en 1885 a fait l'objet de débats dès l'époque. Louis Pasteur n'étant pas titulaire d'un diplôme de médecine, l'injection est réalisée sous la supervision médicale de Jacques-Joseph Grancher et d'Alfred Vulpian. Son collaborateur Émile Roux, lui-même médecin, prend ses distances avec l'essai clinique. L'historien des sciences Gerald Geison, après examen des carnets de laboratoire ouverts au public en 1971, publie en 1995 The Private Science of Louis Pasteur, ouvrage qui documente un écart entre les comptes rendus publics et les notes manuscrites, notamment sur la nature du vaccin administré à Meister et sur l'expérience de Pouilly-le-Fort.
1822 : naissance à Dole, le 27 décembre
1843 : admission à l'École normale supérieure
1847 : doctorat ès sciences à Paris
1849 : mariage avec Marie Laurent à Strasbourg, le 29 mai
1854 : doyen de la faculté des sciences de Lille
1857 : administrateur de l'École normale supérieure
1863 : mise au point du procédé de pasteurisation
1868 : hémiplégie gauche le 19 octobre, après une séance de l'Académie des sciences
1881 : expérience publique de Pouilly-le-Fort sur le charbon des moutons
1885 : première vaccination antirabique humaine sur Joseph Meister, le 6 juillet
1887 : élu secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences
1888 : inauguration de l'Institut Pasteur à Paris, le 14 novembre
1892 : jubilé organisé à la Sorbonne, le 27 décembre
1895 : décès à Villeneuve-l'Étang, le 28 septembre
Troisième enfant de Jean-Joseph Pasteur, tanneur, et de Jeanne-Étiennette Roqui, Louis Pasteur grandit à Arbois dans le Jura. Élève au collège d'Arbois, puis au collège royal de Besançon à partir de 1839, il étudie ensuite au lycée Saint-Louis à Paris avant d'intégrer l'École normale supérieure. Le 29 mai 1849, à Strasbourg, il épouse Marie Laurent, fille du recteur de l'Académie Aristide Laurent. Le couple a cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise et Camille. Trois d'entre eux meurent en bas âge ou pendant l'adolescence, notamment de la fièvre typhoïde. Marie-Louise épouse en 1879 l'écrivain René Vallery-Radot, premier biographe du savant.
Marie Pasteur seconde son mari toute sa vie comme secrétaire et rédactrice scientifique, prenant ses dictées et gérant sa correspondance, rôle salué par Émile Roux. Pasteur entretient des liens étroits avec ses collaborateurs Émile Roux et Charles Chamberland, ainsi qu'avec le philosophe Charles Chappuis, ami de jeunesse. Sa famille décline en 1895 la proposition d'inhumation au Panthéon. Catholique pratiquant et patriote affirmé, Pasteur renvoie en 1871 son diplôme honorifique de l'université de Bonn en protestation contre le bombardement de Paris. Il est nommé grand-officier de la Légion d'honneur en 1878 et reçoit la médaille Copley en 1874.
Louis Pasteur meurt le 28 septembre 1895 à Villeneuve-l'Étang, domaine situé sur la commune de Marnes-la-Coquette, à l'âge de 72 ans. Son décès survient des suites des complications cérébrovasculaires consécutives à une série d'accidents vasculaires entamée par l'hémiplégie gauche du 19 octobre 1868 et aggravée par de nouvelles attaques à partir de 1887. Des funérailles nationales sont organisées le 5 octobre 1895 en la cathédrale Notre-Dame de Paris, drapée de noir pour la circonstance. Le président de la République Félix Faure assiste à la cérémonie. Raymond Poincaré, alors ministre de l'Instruction publique, prononce un hommage officiel. Le cortège part de l'Institut Pasteur.
Le corps de Louis Pasteur, d'abord déposé dans un caveau de Notre-Dame de Paris, est transféré le 27 décembre 1896, à la demande de son épouse Marie, dans une crypte funéraire construite au sein de l'Institut Pasteur, rue du Docteur-Roux. La chapelle est ornée de mosaïques exécutées par Luc-Olivier Merson. Marie Pasteur y est inhumée à ses côtés en 1910.
1 - Excellent dessinateur dans sa jeunesse, Louis Pasteur a réalisé des pastels et portraits de ses parents, amis et voisins d'Arbois entre 1836 et 1842, œuvres aujourd'hui conservées au musée Pasteur. Il abandonne le dessin à son entrée à l'École normale supérieure.
2 - Reçu seizième sur vingt-trois au concours d'entrée à l'École normale en 1842, Pasteur juge ce classement insuffisant pour obtenir une bourse, démissionne, et se représente l'année suivante pour terminer cinquième.
3 - Lors de l'expérience publique de Pouilly-le-Fort menée le 5 mai 1881, Pasteur inocule à vingt-cinq moutons une souche atténuée du bacille du charbon. Le 31 mai, devant la presse et les vétérinaires, tous les moutons vaccinés survivent à l'épreuve virulente.
4 - Son fils Jean-Baptiste s'engage à dix-huit ans dans l'armée de l'Est pendant la guerre franco-allemande de 1870, événement que Pasteur évoque avec fierté dans sa correspondance.
5 - L'Institut Pasteur est financé par souscription internationale lancée en 1887, à laquelle contribuent notamment le tsar Alexandre III, l'empereur du Brésil et le sultan ottoman.
6 - Le 27 décembre 1892, jour de ses soixante-dix ans, un jubilé est organisé en grande pompe à la Sorbonne en présence du président Sadi Carnot ; affaibli, Pasteur ne peut prononcer lui-même son discours, lu par son fils Jean-Baptiste.
- Métier(s) : chimiste, biologiste, microbiologiste
- Résidence principale : Paris, avec attachement à Arbois (Jura)
- Relations de couple : Marie Laurent, épousée en 1849, jusqu'au décès en 1895
- Enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille
- Distinctions : médaille Copley (1874), grand-officier de la Légion d'honneur (1878), secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences (1887), funérailles nationales (1895)
525 voies portent son nom en France, ce qui en fait l'une des personnalités les plus présentes dans l'odonymie française.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
Voir le top des scientifiques avec le plus de voies en France
« La science n'a pas de patrie. »
— Discours d'inauguration de l'Institut Pasteur, 14 novembre 1888
« Dans les champs de l'observation le hasard ne favorise que les esprits préparés. »
— Discours d'installation de la Faculté des sciences de Lille, 7 décembre 1854
« La théorie est mère de la pratique ; sans elle la pratique n'est que la routine donnée par l'habitude, et la théorie seule fait surgir et développe l'esprit d'invention. »
— Discours de Lille, 7 décembre 1854
La science n'a pas de patrie.
Ayez le culte de l'esprit critique.
Le microbe n'est rien. Le terrain est tout.
La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés.
Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours.
Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène.
Le vin est le breuvage le plus sain et le plus hygiénique qui soit.
Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres.
La grandeur des actions humaines se mesure à l'inspiration qui les fait naître.
Savoir s'étonner à propos est le premier pas fait sur la route de la découverte.
Ce n'est pas la profession qui honore l'homme mais c'est l'homme qui honore la profession.
Ne cherchons pas à éviter à nos enfants les difficultés de la vie ; apprenons-leur à les surmonter.
Le meilleur médecin est la nature : elle guérit les trois quarts des maladies et ne dit jamais de mal de ses confrères.
Permettez-moi de vous révéler le secret qui m'a conduit à atteindre mon but. Ma force repose uniquement sur ma ténacité.
Ce sont les Grecs qui nous ont légué le plus beau mot de notre langue : le mot " enthousiasme" - du grec "en théo", un Dieu intérieur.
« La science n'a pas de patrie. »
— Discours d'inauguration de l'Institut Pasteur, 14 novembre 1888
« Dans les champs de l'observation le hasard ne favorise que les esprits préparés. »
— Discours d'installation de la Faculté des sciences de Lille, 7 décembre 1854
« La théorie est mère de la pratique ; sans elle la pratique n'est que la routine donnée par l'habitude, et la théorie seule fait surgir et développe l'esprit d'invention. »
— Discours de Lille, 7 décembre 1854
La science n'a pas de patrie.
Ayez le culte de l'esprit critique.
Le microbe n'est rien. Le terrain est tout.
La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés.
Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours.
Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène.
Le vin est le breuvage le plus sain et le plus hygiénique qui soit.
Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres.
La grandeur des actions humaines se mesure à l'inspiration qui les fait naître.
Savoir s'étonner à propos est le premier pas fait sur la route de la découverte.
Ce n'est pas la profession qui honore l'homme mais c'est l'homme qui honore la profession.
Ne cherchons pas à éviter à nos enfants les difficultés de la vie ; apprenons-leur à les surmonter.
Le meilleur médecin est la nature : elle guérit les trois quarts des maladies et ne dit jamais de mal de ses confrères.
Permettez-moi de vous révéler le secret qui m'a conduit à atteindre mon but. Ma force repose uniquement sur ma ténacité.
Ce sont les Grecs qui nous ont légué le plus beau mot de notre langue : le mot " enthousiasme" - du grec "en théo", un Dieu intérieur.