Comédien français né le 31 juillet 1914 à Courbevoie et mort le 27 janvier 1983 à Nantes, Louis de Funès est l'un des acteurs comiques les plus populaires du cinéma français. Connu pour la saga du Gendarme, La Grande Vadrouille et Les Aventures de Rabbi Jacob, il reçoit un César d'honneur en 1980.
Issu d'une famille espagnole installée en France, Louis de Funès enchaîne les petits métiers avant d'entrer au cours Simon en 1943, où il croise Daniel Gélin. Sa réelle apparition au cinéma date de 1945 dans La Tentation de Barbizon de Jean Stelli. Pendant près de vingt ans, il accumule plus d'une centaine de seconds rôles, donne la réplique à Jean Gabin et Bourvil dans La Traversée de Paris (1956) de Claude Autant-Lara, et tourne avec Sacha Guitry dans La Poison (1951) et La Vie d'un honnête homme (1953). Sa carrière s'accélère au théâtre avec la pièce Oscar de Claude Magnier, reprise à Paris en 1961 dans une mise en scène de Pierre Mondy. Le succès massif arrive à cinquante ans, lors de l'été 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault puis Fantomas d'André Hunebelle, où il joue le commissaire Juve face à Jean Marais, le propulsent en tête du box-office.
Dès 1965, Le Corniaud de Gérard Oury réunit près de douze millions de spectateurs, avant La Grande Vadrouille (1966), qui en attire plus de dix-sept millions et reste longtemps le plus gros succès du cinéma français. Suivent Le Grand Restaurant (1966), l'adaptation cinématographique d'Oscar par Édouard Molinaro (1967), Les Grandes Vacances (1967), Hibernatus (1969), La Folie des grandeurs (1971) où il retrouve Gérard Oury aux côtés d'Yves Montand, puis Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), plus de six millions d'entrées et une nomination au Golden Globe en 1975. Deux infarctus en mars et avril 1975 interrompent sa carrière près d'un an. Il revient avec L'Aile ou la Cuisse (1976) face à Pierre Richard, produit par Christian Fechner, et termine sa filmographie avec L'Avare (1980), qu'il coréalise, et La Soupe aux choux (1981).
1914 : naissance le 31 juillet à Courbevoie, dans la Seine.
1936 : mariage le 27 avril à Saint-Étienne avec Germaine Louise Élodie Carroyer.
1943 : mariage le 20 avril à Paris avec Jeanne Barthélemy de Maupassant ; inscription au cours Simon.
1945 : premier rôle au cinéma dans La Tentation de Barbizon de Jean Stelli.
1956 : rôle de l'épicier Jambier dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara.
1957 : Grand Prix du rire pour Comme un cheveu sur la soupe.
1964 : sortie du Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault et de Fantomas d'André Hunebelle.
1966 : sortie de La Grande Vadrouille de Gérard Oury.
1967 : acquisition aux enchères, le 25 janvier, du château de Clermont au Cellier.
1973 : sortie des Aventures de Rabbi Jacob ; promu chevalier de la Légion d'honneur.
1975 : deux infarctus successifs en mars et avril, hospitalisation à l'hôpital Necker.
1980 : remise du César d'honneur par Jerry Lewis salle Pleyel, le 2 février.
1981 : sortie de La Soupe aux choux de Jean Girault, dernier grand succès commercial.
1983 : mort le 27 janvier à Nantes ; obsèques le 29 janvier en l'église Saint-Martin du Cellier.
La Grande Vadrouille (1966) : 17,27 millions d'entrées
Le Corniaud (1965) : 11,74 millions d'entrées
Le Gendarme de Saint-Tropez (1964) : 7,80 millions d'entrées
Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) : 7,30 millions d'entrées
Le Gendarme se marie (1968) : 6,82 millions d'entrées
La Folie des grandeurs (1971) : 5,55 millions d'entrées
Le Gendarme à New York (1965) : 5,49 millions d'entrées
La Soupe aux choux (1981) : 5,28 millions d'entrées
Le Gendarme et les Extra-terrestres (1979) : 6,28 millions d'entrées
L'Aile ou la Cuisse (1976) : 5,84 millions d'entrées
Les Grandes Vacances (1967) : 6,99 millions d'entrées
Fantomas (1964) : 4,50 millions d'entrées
Le Gendarme en balade (1970) : 4,13 millions d'entrées
Hibernatus (1969) : 3,29 millions d'entrées
Le Petit Baigneur (1968) : 3,52 millions d'entrées
Fantomas se déchaîne (1965) : 3,46 millions d'entrées
L'Avare (1980) : 3,12 millions d'entrées
Oscar (1967) : 6,12 millions d'entrées
Le Grand Restaurant (1966) : 5,01 millions d'entrées
Fantomas contre Scotland Yard (1967) : 3,49 millions d'entrées
Louis Germain David de Funès de Galarza est le troisième enfant de Carlos Luis de Funes de Galarza, ancien avocat sévillan devenu diamantaire, et de Leonor Soto Reguera, fille d'un notaire galicien, après sa sœur Marie dite Mine et son frère Charles, mort pour la France en mai 1940 à Sault-lès-Rethel. Il grandit à Villiers-sur-Marne, passe trois ans d'internat au collège Jules-Ferry de Coulommiers, fréquente le lycée Condorcet à Paris, puis l'École technique de photographie et de cinéma. En 1936, il épouse à Saint-Étienne Germaine Louise Élodie Carroyer, mère de son fils aîné Daniel, né en 1937. Divorcé en 1942, il épouse Jeanne Barthélemy de Maupassant en 1943, dont il a deux fils, Patrick (1944) et Olivier de Funès (1949).
Catholique pratiquant, il fréquente l'église Saint-Martin du Cellier, où il se lie avec l'abbé Maurice. Pianiste de jazz formé au Conservatoire international de jazz de Paris auprès d'Eddie Barclay durant l'Occupation, il restera proche de Claude Gensac, qu'il impose dans la plupart de ses derniers films, et collabore régulièrement avec Bourvil, Yves Montand, Pierre Mondy et le réalisateur Jean Girault, douze films durant. Passionné de botanique, il entretient au château de Clermont une roseraie de six cents variétés avec son jardinier Victor Caillibot, refuse les pesticides et confie en interview qu'il aurait aimé étudier l'horticulture.
Louis de Funès meurt le jeudi 27 janvier 1983 au CHU de Nantes des suites d'un infarctus du myocarde, à l'âge de 68 ans, après plusieurs alertes cardiaques depuis 1975. Il avait passé la journée précédente dans son jardin du château de Clermont, au Cellier. Ses obsèques, célébrées le samedi 29 janvier 1983 en l'église Saint-Martin du Cellier, rassemblent plus de deux mille personnes malgré le caractère privé voulu par la famille. Le film Papy fait de la résistance, où il devait jouer le rôle de Ludwig von Apfelstrudel finalement repris par Jacques Villeret, lui est dédié. Plusieurs comédiens proches, parmi lesquels Jacqueline Maillan, Jean-Claude Brialy, Jacques François et Jean Carmet, y apparaissent en hommage.
Louis de Funès est inhumé au cimetière communal du Cellier, en Loire-Atlantique, à proximité du château de Clermont. Son épouse Jeanne l'y rejoint en 2015. Un musée Louis-de-Funès lui est consacré à Saint-Raphaël, dans le Var. La gendarmerie de Saint-Tropez abrite par ailleurs le musée de la Gendarmerie et du Cinéma, dédié à son personnage de Cruchot.
1 - En 1984, un an après sa disparition, la maison Meilland baptise un rosier buisson à grandes fleurs orange capucine en son nom, choisi par l'acteur lui-même lors d'une visite à la pépinière. La variété décroche la médaille d'or à Genève et à Monza.
2 - Renvoyé en 1933 de l'École technique de photographie et de cinéma pour incendie volontaire, il y avait noué une amitié durable avec Henri Decaë, devenu trente ans plus tard directeur de la photographie sur plusieurs de ses films.
3 - Au château de Clermont, il pratiquait un jardinage sans pesticides bien avant l'essor du bio. Sa roseraie comptait six cents variétés et il était assisté du Cellarien Victor Caillibot, à qui il interdisait formellement tout produit chimique.
4 - Sur la scène d'Oscar au théâtre du Palais-Royal en 1971, ses improvisations étaient devenues si nombreuses que la pièce s'achevait après 23 h 30 ; Pierre Mondy reconnaissait que son rôle de metteur en scène se limitait à accorder la troupe autour de lui.
5 - Le tournage des Aventures de Rabbi Jacob coïncide avec la guerre du Kippour ; le jour de la sortie du film, le 18 octobre 1973, il est placé sous protection policière discrète à la demande de Gérard Oury, qui recevait des menaces.
6 - Réformé en 1939 pour constitution malingre, il avait toujours pensé avoir échappé à la mobilisation grâce à une confusion de dossiers radiologiques, alors que son frère Charles tomba sous une mitrailleuse allemande à l'entrée de Sault-lès-Rethel en mai 1940.
- Métier(s) : acteur, comédien, pianiste, réalisateur
- Résidence principale : Le Cellier, en Loire-Atlantique
- Relations de couple : Germaine Carroyer (1936-1942) ; Jeanne Barthelemy de Maupassant (1943-1983)
- Enfants : Daniel (1937-2017), Patrick (1944) et Olivier (1949)
- Distinctions : Grand Prix du rire 1957, Victoire du cinéma 1965, chevalier de la Légion d'honneur 1973, César d'honneur 1980
25 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
Voir le top des personnalités avec le plus de voies à leur nom en France
« Si je fais rire, c’est parce que je suis sérieux. »
— Déclaration à la télévision française, années 1970
« La messe, ça devrait être la fête, Dieu c'est le bonheur. »
— Témoignage rapporté sur surlestracesdelouisdefunes.com, citation attribuée à l'acteur au sujet de sa pratique religieuse à l'église Saint-Martin du Cellier
« J’aime faire rire, mais je travaille sérieusement pour ça. »
— Extrait d’une interview à Paris Match en 1971.
« Cette immense fatigue que j'ai dû surmonter, c'est une sonnette d'alarme. Il faut avoir la sagesse de l'écouter. »
— Déclaration à la presse française au sujet de l'arrêt de La Valse des toréadors, 1974, citée dans Bertrand Dicale, Louis de Funès, grimaces et gloire (2009)
« Mon plus grand désir d'acteur, c'est de faire des films destinés à faire rire les enfants et les parents à la fois, dans ce monde trop triste. »
— Témoignage rapporté par l'abbé Maurice, paroisse du Cellier, repris sur surlestracesdelouisdefunes.com
« Je me revois dans l'ambulance. Une seconde avant, j'étais un homme crispé sur les recettes, sur les entrées, sur les contrats. Je ne connaissais que des gens d'argent qui ne pensaient qu'à l'argent. Moi, je ne parlais plus que d'argent. Et voilà que je tournais la page, d'un seul coup, définitivement. »
— Interview à Danièle Heymann, L'Express, 1976, à l'occasion de la promotion de L'Aile ou la Cuisse
Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie !
Les gens sont des comédiens, nous, nous sommes des acteurs.
Ce ne sont pas les attitudes que je trouve comiques mais les états d'esprit !
Le comique ça ne tient à rien, c'est une chose qui est dans l'air le comique !
A partir de la cinquantaine, je le dis comme je le pense, on n'est plus qu'un vieux cabot.
J'ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu'en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie.
Peu importe que vous ayez du style, une réputation, ou de l'argent, si vous n'avez pas bon coeur, vous ne valez rien.
Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets !
Le comique, ce n'est pas seulement du talent, mais c'est surtout un don, une façon de sentir, de pouvoir comprendre et interpréter !
Le gendarme ? C'est toute l'humanité ! Au fond, on cire toujours les pompes de ses supérieurs hiérarchiques et on s'essuie sur le derrière de son sous-fifre !
« Si je fais rire, c’est parce que je suis sérieux. »
— Déclaration à la télévision française, années 1970
« La messe, ça devrait être la fête, Dieu c'est le bonheur. »
— Témoignage rapporté sur surlestracesdelouisdefunes.com, citation attribuée à l'acteur au sujet de sa pratique religieuse à l'église Saint-Martin du Cellier
« J’aime faire rire, mais je travaille sérieusement pour ça. »
— Extrait d’une interview à Paris Match en 1971.
« Cette immense fatigue que j'ai dû surmonter, c'est une sonnette d'alarme. Il faut avoir la sagesse de l'écouter. »
— Déclaration à la presse française au sujet de l'arrêt de La Valse des toréadors, 1974, citée dans Bertrand Dicale, Louis de Funès, grimaces et gloire (2009)
« Mon plus grand désir d'acteur, c'est de faire des films destinés à faire rire les enfants et les parents à la fois, dans ce monde trop triste. »
— Témoignage rapporté par l'abbé Maurice, paroisse du Cellier, repris sur surlestracesdelouisdefunes.com
« Je me revois dans l'ambulance. Une seconde avant, j'étais un homme crispé sur les recettes, sur les entrées, sur les contrats. Je ne connaissais que des gens d'argent qui ne pensaient qu'à l'argent. Moi, je ne parlais plus que d'argent. Et voilà que je tournais la page, d'un seul coup, définitivement. »
— Interview à Danièle Heymann, L'Express, 1976, à l'occasion de la promotion de L'Aile ou la Cuisse
Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie !
Les gens sont des comédiens, nous, nous sommes des acteurs.
Ce ne sont pas les attitudes que je trouve comiques mais les états d'esprit !
Le comique ça ne tient à rien, c'est une chose qui est dans l'air le comique !
A partir de la cinquantaine, je le dis comme je le pense, on n'est plus qu'un vieux cabot.
J'ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu'en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie.
Peu importe que vous ayez du style, une réputation, ou de l'argent, si vous n'avez pas bon coeur, vous ne valez rien.
Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets !
Le comique, ce n'est pas seulement du talent, mais c'est surtout un don, une façon de sentir, de pouvoir comprendre et interpréter !
Le gendarme ? C'est toute l'humanité ! Au fond, on cire toujours les pompes de ses supérieurs hiérarchiques et on s'essuie sur le derrière de son sous-fifre !
Cette rubrique contient des liens affiliés Amazon pouvant générer une commission.