Homme d'État américain, John Fitzgerald Kennedy est le 35e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 1961 au 22 novembre 1963. Démocrate du Massachusetts, premier président catholique du pays et plus jeune élu à cette charge à 43 ans, il est assassiné à Dallas après moins de trois ans de mandat.
Issu d'une famille politique irlando-américaine catholique, John Fitzgerald Kennedy étudie à la Choate Rosemary Hall, puis brièvement à la London School of Economics sous la direction du professeur Harold Laski avant d'intégrer l'université Harvard, dont il sort diplômé en 1940. Son mémoire de fin d'études consacré à la passivité britannique face à Adolf Hitler est publié en 1940 sous le titre Why England Slept. Engagé dans l'US Navy pendant la guerre du Pacifique, il commande la vedette lance-torpilles PT-109, coupée en deux par le destroyer japonais Amagiri dans la nuit du 1er au 2 août 1943 au large des îles Salomon. Blessé au dos, il ramène à terre l'un de ses hommes en nageant plusieurs heures, ce qui lui vaut la Navy and Marine Corps Medal et la Purple Heart. Démobilisé en 1945, il se lance en politique sous l'impulsion de son père Joseph Patrick Kennedy après la mort de son frère aîné Joseph Patrick Kennedy Jr.
Élu à la Chambre des représentants du Massachusetts en 1946, réélu en 1948 et 1950, il devient sénateur en 1952 en battant le républicain sortant Henry Cabot Lodge Jr. avec 51,5 % des voix. Pendant sa convalescence en 1955, il publie Profiles in Courage, dont la rédaction est aujourd'hui largement attribuée à son conseiller Ted Sorensen et qui obtient le prix Pulitzer 1957. Candidat démocrate à la présidentielle de 1960, il s'impose en primaires face à Hubert Humphrey, Lyndon B. Johnson et Adlai Stevenson, choisit Johnson comme colistier, puis bat le républicain Richard Nixon de 120 000 voix le 8 novembre 1960. Sa campagne marque l'histoire par le premier débat télévisé d'une élection présidentielle américaine, le 26 septembre 1960 à Chicago, devant 65 à 74 millions de téléspectateurs.
La présidence Kennedy reste marquée par plusieurs controverses documentées. En avril 1961, l'échec du débarquement de la baie des Cochons à Cuba, opération préparée sous l'administration Eisenhower contre Fidel Castro et validée par Kennedy, se solde par la défaite des 1 500 exilés cubains débarqués et conduit au limogeage du directeur de la CIA Allen Dulles. Son rôle dans le coup d'État de novembre 1963 contre le président sud-vietnamien Ngô Đình Diệm, mené par Dương Văn Minh, a été établi par des documents déclassifiés, Diệm et son frère étant assassinés à l'issue de l'opération. Sur le plan personnel, sa liaison avec Judith Campbell, simultanément maîtresse du parrain de la mafia de Chicago Sam Giancana, ainsi que ses relations extraconjugales, ont été documentées par les archives du FBI et plusieurs biographies postérieures.
1917 : naissance le 29 mai à Brookline, Massachusetts
1940 : diplôme de Harvard et publication de Why England Slept
1943 : naufrage du PT-109 dans le Pacifique
1946 : élection à la Chambre des représentants du Massachusetts
1952 : élection au Sénat des États-Unis
1953 : mariage avec Jacqueline Bouvier le 12 septembre à Newport
1957 : prix Pulitzer pour Profiles in Courage
1960 : élection présidentielle face à Richard Nixon le 8 novembre
1961 : prestation de serment le 20 janvier ; création des Corps de la paix ; débarquement de la baie des Cochons
1962 : crise des missiles de Cuba en octobre
1963 : discours « Ich bin ein Berliner » le 26 juin à Berlin-Ouest
1963 : signature du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires le 7 octobre
1963 : assassinat à Dallas le 22 novembre
Né à Brookline, Massachusetts, John Fitzgerald Kennedy est le deuxième des neuf enfants de Joseph Patrick Kennedy, financier et ancien ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni, et de Rose Fitzgerald, fille de John Francis Fitzgerald, ancien maire de Boston surnommé « Honey Fitz ». Sa fratrie compte notamment Robert Francis Kennedy, futur ministre de la Justice, Edward Moore Kennedy, futur sénateur, et Eunice Kennedy Shriver, fondatrice des Special Olympics. Il épouse Jacqueline Bouvier le 12 septembre 1953 en l'église Sainte-Marie de Newport, Rhode Island. Le couple a deux enfants survivants, Caroline en 1957 et John Fitzgerald Kennedy Jr. en 1960, ainsi qu'un fils Patrick, mort deux jours après sa naissance en août 1963.
Catholique pratiquant, il assume publiquement sa foi dans un discours majeur prononcé le 12 septembre 1960 à Houston devant une assemblée de pasteurs protestants. Il entretient des relations politiques étroites avec son frère Robert, son beau-frère Sargent Shriver, qu'il place à la tête des Corps de la paix, et son conseiller Ted Sorensen, rédacteur de ses principaux discours. Atteint de la maladie d'Addison et de douleurs chroniques au dos, il reçoit des injections régulières de cortisone et porte un corset dorsal de 20 centimètres dissimulé au public. Il rencontre Martin Luther King le 28 août 1963 après la marche sur Washington qui rassemble plus de 250 000 personnes.
Le 22 novembre 1963, à 12 h 30, le cortège présidentiel traverse Dealey Plaza à Dallas. John Fitzgerald Kennedy est atteint par des tirs d'arme à feu, d'abord au cou puis à la tête. Transporté immédiatement au Parkland Memorial Hospital, il est déclaré mort à 13 h. Le gouverneur du Texas John Connally, assis devant lui, est gravement blessé. Lee Harvey Oswald est arrêté quelques heures plus tard. La messe de requiem est célébrée le 25 novembre 1963 en la cathédrale Saint-Matthieu de Washington par le cardinal Richard Cushing, archevêque de Boston, en présence de représentants de quatre-vingt-dix pays. L'éloge funèbre est prononcé par Mgr Philip M. Hannan. Charles de Gaulle, le chancelier allemand Ludwig Erhard, le prince Philip et l'empereur Hailé Sélassié figurent parmi les chefs d'État présents.
John Fitzgerald Kennedy repose au cimetière national d'Arlington, en Virginie. Sa tombe est surmontée d'une flamme éternelle allumée par son épouse Jacqueline le jour des obsèques. Son aéroport new-yorkais (JFK), le Centre spatial Kennedy en Floride et le Kennedy Center à Washington portent également son nom.
1 - Pendant sa campagne de 1960, son équipe fait appel aux réalisateurs Franklin Schaffner et Arthur Penn, qui obtiennent en coulisses des plans serrés sur leur candidat lors du premier débat télévisé contre Richard Nixon, accentuant le contraste visuel à l'écran.
2 - Lors du grand débat radio-télévisé du 26 septembre 1960, les auditeurs radio estimaient Kennedy et Nixon à égalité, tandis que les téléspectateurs donnaient Nixon perdant, ce qui établit le rôle décisif de l'image télévisuelle dans la politique américaine.
3 - Le 11 décembre 1960, un mois après son élection, Kennedy échappe à une tentative d'attentat de Richard Pavlick, qui renonça à faire exploser sa voiture piégée en voyant Jacqueline et les enfants à proximité.
4 - Profiles in Courage, qui lui vaut le prix Pulitzer en 1957, a en réalité été largement rédigé par son conseiller Ted Sorensen, fait reconnu après plusieurs décennies de controverse.
5 - Sa santé fragile était dissimulée par des communiqués officiels mensongers : il reçut l'extrême-onction à quatre reprises avant son assassinat.
6 - Le 19 mai 1962, Marilyn Monroe chante Happy Birthday, Mr. President au Madison Square Garden pour célébrer ses 45 ans, dix jours avant la date réelle de son anniversaire.
- Métier(s) : homme politique, 35e président des États-Unis, sénateur du Massachusetts, officier de l'US Navy, auteur
- Résidence principale : Washington, D.C. (Maison-Blanche) ; demeures familiales à Hyannis Port, Massachusetts
- Relations de couple : Jacqueline Bouvier, épousée le 12 septembre 1953
- Enfants : Caroline Kennedy (1957), John Fitzgerald Kennedy Jr. (1960-1999), Patrick Bouvier Kennedy (1963)
- Distinctions : Navy and Marine Corps Medal, Purple Heart, prix Pulitzer 1957, Médaille présidentielle de la Liberté (posthume, 1963)
28 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
Voir le top des personnalités étrangères avec le plus de voies en France
« Ne négocions jamais sous le coup de la peur, mais n'ayons jamais peur de négocier. »
— Discours d'investiture, Washington, 20 janvier 1961 (traduit de l'anglais)
« Notre nation doit s'engager à faire atterrir un homme sur la Lune et à le ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie. »
— Special Message to the Congress on Urgent National Needs, 25 mai 1961 (traduit de l'anglais)
« Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin et, par conséquent, en tant qu'homme libre, je suis fier de ces mots : Ich bin ein Berliner. »
— Discours à Berlin-Ouest, 26 juin 1963 (traduit de l'anglais)
« Et donc vous, mes compatriotes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »
— Discours d'investiture, Washington, 20 janvier 1961 (traduit de l'anglais)
Diriger et apprendre ne sont pas dissociables.
L'art est le fruit de la créativité des gens libres.
La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline.
Quand il est dur d'avancer, ce sont les durs qui avancent.
L'art de la réussite consiste à savoir s'entourer des meilleurs.
Nous avons besoin d'hommes qui savent rêver à des choses inédites.
Nous devons utiliser le temps comme outil et non comme repose-pied.
Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites.
Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier.
Le conformisme est le geôlier de la liberté et l'ennemi de la croissance.
Le meilleur temps pour réparer sa toiture, c'est lorsque le soleil brille.
Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l'air du temps.
Nous devons penser l'éducation comme un moyen de développer nos plus grandes capacités.
Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.
L'humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité.
Trop souvent nous nous contentons du confort de l'opinion sans faire l'effort de penser.
N'oublions jamais que l'art n'est pas une forme de propagande ; c'est une forme de vérité.
A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays.
Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable.
Ceux qui rendent les révolutions pacifiques impossibles rendent les révolutions violentes inévitables.
On connait une nation aux hommes qu'elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu'elle honore.
Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d'éducation. L'esprit humain est notre ressource fondamentale.
Si la société libre ne parvient pas à améliorer le sort de la majorité des pauvres, elle ne pourra pas sauver la minorité des riches.
La grande révolution dans l'histoire de l'homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres.
Dante a dit que les pires places de l'enfer sont réservées à ceux qui, dans les périodes de crise morale, ont choisi de rester neutres.
Il n'y a que lorsque nous possédons, avec certitude, des armes en quantité suffisante que nous aurons la certitude de ne pas nous en servir.
Quand le pouvoir pousse l'homme à l'arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l'existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie.
Ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le coeur et dans l'esprit de chacun.
Un homme fait ce qu'il a à faire malgré les conséquences sur sa vie, les obstacles, les dangers et la pression ; c'est la base de toute morale humaine.
Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, arrangeons-nous au mieux avec la troisième.
Le courage de vivre offre souvent un spectacle moins extraordinaire que le courage du dernier instant. Pourtant, quel magnifique mélange de triomphes et de tragédies.
Nos problèmes ont été créés par l'homme et nous pouvons donc les résoudre. Nos possibilités ne connaissent pas de limites. Aucun problème humain ne va au delà nos capacités.
Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, nous devons nous arranger au mieux avec la troisième.
« Ne négocions jamais sous le coup de la peur, mais n'ayons jamais peur de négocier. »
— Discours d'investiture, Washington, 20 janvier 1961 (traduit de l'anglais)
« Notre nation doit s'engager à faire atterrir un homme sur la Lune et à le ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie. »
— Special Message to the Congress on Urgent National Needs, 25 mai 1961 (traduit de l'anglais)
« Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin et, par conséquent, en tant qu'homme libre, je suis fier de ces mots : Ich bin ein Berliner. »
— Discours à Berlin-Ouest, 26 juin 1963 (traduit de l'anglais)
« Et donc vous, mes compatriotes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »
— Discours d'investiture, Washington, 20 janvier 1961 (traduit de l'anglais)
Diriger et apprendre ne sont pas dissociables.
L'art est le fruit de la créativité des gens libres.
La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline.
Quand il est dur d'avancer, ce sont les durs qui avancent.
L'art de la réussite consiste à savoir s'entourer des meilleurs.
Nous avons besoin d'hommes qui savent rêver à des choses inédites.
Nous devons utiliser le temps comme outil et non comme repose-pied.
Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites.
Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier.
Le conformisme est le geôlier de la liberté et l'ennemi de la croissance.
Le meilleur temps pour réparer sa toiture, c'est lorsque le soleil brille.
Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l'air du temps.
Nous devons penser l'éducation comme un moyen de développer nos plus grandes capacités.
Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.
L'humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité.
Trop souvent nous nous contentons du confort de l'opinion sans faire l'effort de penser.
N'oublions jamais que l'art n'est pas une forme de propagande ; c'est une forme de vérité.
A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays.
Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable.
Ceux qui rendent les révolutions pacifiques impossibles rendent les révolutions violentes inévitables.
On connait une nation aux hommes qu'elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu'elle honore.
Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d'éducation. L'esprit humain est notre ressource fondamentale.
Si la société libre ne parvient pas à améliorer le sort de la majorité des pauvres, elle ne pourra pas sauver la minorité des riches.
La grande révolution dans l'histoire de l'homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres.
Dante a dit que les pires places de l'enfer sont réservées à ceux qui, dans les périodes de crise morale, ont choisi de rester neutres.
Il n'y a que lorsque nous possédons, avec certitude, des armes en quantité suffisante que nous aurons la certitude de ne pas nous en servir.
Quand le pouvoir pousse l'homme à l'arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l'existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie.
Ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le coeur et dans l'esprit de chacun.
Un homme fait ce qu'il a à faire malgré les conséquences sur sa vie, les obstacles, les dangers et la pression ; c'est la base de toute morale humaine.
Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, arrangeons-nous au mieux avec la troisième.
Le courage de vivre offre souvent un spectacle moins extraordinaire que le courage du dernier instant. Pourtant, quel magnifique mélange de triomphes et de tragédies.
Nos problèmes ont été créés par l'homme et nous pouvons donc les résoudre. Nos possibilités ne connaissent pas de limites. Aucun problème humain ne va au delà nos capacités.
Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, nous devons nous arranger au mieux avec la troisième.