Jean-François Dérec, comédien et humoriste français né le 11 mai 1947 à La Voulte-sur-Rhône (Ardèche), est le fils de réfugiés juifs polonais dont toute la famille avait été exterminée dans le ghetto de Lodz. Son vrai nom, Dereczynski, résumait une identité longtemps dissimulée, qu'il a fini par revendiquer publiquement dans un spectacle autobiographique joué plus de 400 fois.
Jean-François Dérec grandit à Grenoble, où il obtient une maîtrise de physique avant de bifurquer vers le théâtre. Il débute à la fin des années 1960 dans la troupe de Georges Lavaudant à Grenoble, puis monte à Paris pour se lancer dans le café-théâtre naissant. Il y croise notamment Jacques Higelin à La Vieille Grille. Dans les années 1970, il enchaîne des petits rôles au cinéma : Les vécés étaient fermés de l'intérieur de Patrice Leconte (1975), Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert (1976), La Septième Compagnie au clair de lune de Robert Lamoureux (1977). Sur ce dernier tournage, André Pousse, excédé par les prises ratées, lui administra une vraie gifle à la place de la gifle jouée.
C'est la télévision qui le révèle au grand public, en 1982, avec Le Théâtre de Bouvard sur Antenne 2, aux côtés de Philippe Bouvard, puis dans La Classe de Guy Lux avec Guy Lecluyse. Il tourne ensuite pour de nombreux réalisateurs : Jean-Loup Hubert (Le Grand Chemin, 1987 ; Après la guerre, 1989), Jean Poiret (Le Zèbre, 1992), Claude Lelouch (Les Misérables, 1995 ; Salaud, on t'aime, 2013), Jean-Jacques Zilbermann (L'homme est une femme comme les autres, 1998). En 2000, Laurent Ruquier le remarque et l'intègre à la fois dans On va s'gêner sur Europe 1 et dans On a tout essayé sur France 2, où il officie comme chroniqueur jusqu'en 2004. Après l'arrêt de l'émission en 2007, il anime Dérec fait son intéressant sur NT1.
En 2002, il crée son premier spectacle solo, Problèmes affectifs et sexuels en milieu urbain, joué trois cents fois à Paris et en province. Son personnage de Gérard Bouchard, homme au bonnet rouge passant un coup de fil à une messagerie rose, devient son sketch emblématique. En 2009, il monte Le Jour où j'ai appris que j'étais juif, pièce autobiographique mise en scène par Georges Lavaudant, avec qui il avait débuté quarante ans plus tôt à Grenoble. Le spectacle connait plusieurs reprises : au Théâtre du Chêne Noir à Avignon, au Théâtre Montparnasse, puis au Festival off d'Avignon en 2021. En mars 2023, la tournée se poursuit avec une date à Périgueux, avant Avignon du 7 au 31 juillet 2023 à la Scala Provence, puis la Belgique, la Suisse et le Canada. En novembre 2025, il se produit au Théâtre à l'Ouest à Décines-Charpieu.
Fils de réfugiés juifs polonais installés à Grenoble, Jean-François Dérec grandit avec un frère et une soeur dans une famille qui avait choisi de taire ses origines pour s'assimiler. Ses parents parlaient polonais entre eux uniquement quand ils se disputaient. Sa mère, désireuse de se "dissoudre" dans la société française, l'emmena même au catéchisme. Il découvrit sa judéité par une camarade de classe, autour de l'âge de dix ans, sans même comprendre ce que le mot signifiait. Son père lui transmit une phrase devenue sa philosophie : "L'imbécile vient avec ses réponses, l'homme sage vient avec ses questions." (RadioJ, mars 2023). Il est marié, et a évoqué sa femme à plusieurs reprises dans ses interviews, notamment pour avoir identifié, lors d'une diffusion du film Shoah à la télévision, le lien entre les photos de famille et le ghetto de Lodz grâce à un détail de décor. Sa devise, empruntée à un explorateur du début du 20e siècle, est "Pourquoi pas".
Jean-François Dérec est ambassadeur de l'association La Voix de l'enfant. Il a publié en 2017 sur le Huffington Post une "Lettre à mon neveu, qui veut voter Front national à la présidentielle". Il a déclaré avoir "rayé Virginie Despentes de sa liste de lectures" après ses déclarations de janvier 2015 sur les attentats de Charlie Hebdo, qualifiant ses propos d'apologie du terrorisme (RadioJ, mars 2023).
Jean-François Dérec est né à La Voulte-sur-Rhône en Ardèche et a grandi à Grenoble, ville à laquelle il reste attaché : c'est là que ses parents s'étaient installés après avoir fui la Pologne, et là que se situe l'essentiel de l'histoire familiale qu'il raconte sur scène. Il s'est installé à Paris pour sa carrière professionnelle.
Ma religion, c’est l’humour juif.
— Télérama, 20 novembre 2018
Je suis juif, je suis ashkénaze à 100%... sauf pour la bouffe.
— RadioJ, mars 2023
L’imbécile vient avec ses réponses, l’homme sage vient avec ses questions.
— Interview Radio J, mars 2023
L'imbécile vient avec ses réponses, l'homme sage vient avec ses questions.
— RadioJ, mars 2023 (citant son père)
Les parents ne peuvent aider leurs enfants qu'à deux choses : des racines et des ailes.
— RadioJ, mars 2023 (proverbe juif cité par Dérec)
Ma religion, c'est l'humour juif, mais cela n'a rien à voir avec les blagues, c'est une façon d'être, une philosophie.
— Telerama, novembre 2018
J'ai un caractère extrêmement talmudique, qui m'incite à remettre tout en question en permanence. C'est assez fatigant pour moi et mon entourage.
— Telerama, novembre 2018
Ma religion, c’est l’humour juif.
— Télérama, 20 novembre 2018
Je suis juif, je suis ashkénaze à 100%... sauf pour la bouffe.
— RadioJ, mars 2023
L’imbécile vient avec ses réponses, l’homme sage vient avec ses questions.
— Interview Radio J, mars 2023
L'imbécile vient avec ses réponses, l'homme sage vient avec ses questions.
— RadioJ, mars 2023 (citant son père)
Les parents ne peuvent aider leurs enfants qu'à deux choses : des racines et des ailes.
— RadioJ, mars 2023 (proverbe juif cité par Dérec)
Ma religion, c'est l'humour juif, mais cela n'a rien à voir avec les blagues, c'est une façon d'être, une philosophie.
— Telerama, novembre 2018
J'ai un caractère extrêmement talmudique, qui m'incite à remettre tout en question en permanence. C'est assez fatigant pour moi et mon entourage.
— Telerama, novembre 2018