Naissance
Nationalité
Astrologie
Taille 170 cm

Biographie

Guy Bedos, humoriste, acteur et scénariste français né en 1934 à Alger et mort en 2020 à Paris, a marqué le music-hall par son duo avec Sophie Daumier puis ses one-man-shows à charge politique. Il fut aussi un visage récurrent du cinéma populaire des années 1970.


Parcours

Né à Alger en 1934, Guy Bedos arrive à Paris adolescent et entre à 17 ans à l'école de la rue Blanche, où il étudie le théâtre classique. Il intègre la compagnie du Théâtre du petit Jacques aux côtés de Jean-Paul Rouland et Roger Dumas, puis fait ses premières armes dans les cabarets parisiens. C'est à La Fontaine des Quatre-Saisons, où François Billetdoux l'engage, que Jacques Prévert le pousse à écrire ses propres sketches. Au cinéma, il débute en 1955 dans Futures Vedettes de Marc Allégret, puis enchaîne avec Le Caporal épinglé de Jean Renoir en 1962. En 1965, il monte sur la scène de Bobino en covedette avec la chanteuse Barbara, étape charnière qui scelle son orientation vers le music-hall et la satire politique.

À partir de 1965, il forme un duo comique avec Sophie Daumier, qu'il épouse la même année et qui devient sa partenaire à la ville comme à la scène jusqu'à leur séparation en 1977. En solo, il développe une revue d'actualité régulièrement mise à jour, raillant indistinctement la droite et ses propres amis de gauche. Au cinéma, il incarne le personnage de Simon dans Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977) d'Yves Robert, deux comédies qui font de lui une figure familière du grand public. Il joue ensuite avec Muriel Robin à l'Olympia en 1992, puis avec Michel Boujenah et Smaïn dans Coup de soleil. Son dernier spectacle, à l'Olympia en 2013, marque ses adieux à la scène.


Controverse

En octobre 2013, lors d'un spectacle, Guy Bedos prend nommément à partie l'ancienne ministre Nadine Morano, qui dépose plainte pour injure publique. Le 13 septembre 2015, le tribunal correctionnel de Nancy le relaxe. Le 7 juin 2017, la Cour de cassation déboute définitivement Nadine Morano de ses poursuites. Plus tôt, en 1995, le conseil des prud'hommes de Tours l'avait condamné à verser près de 20 000 francs d'arriérés de salaires à un couple de gardiens d'un château qu'il avait loué, après requalification du licenciement en « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».


Repères chronologiques

1934 : naissance le 15 juin à Alger, alors département français.
1951 : entrée à l'école de la rue Blanche, formation au théâtre classique.
1955 : premier rôle au cinéma dans Futures Vedettes de Marc Allégret.
1965 : début à Bobino en covedette avec Barbara ; mariage avec Sophie Daumier le 19 février.
1976 : Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert, dans le rôle de Simon.
1977 : Nous irons tous au paradis, suite du précédent ; séparation d'avec Sophie Daumier.
1978 : mariage avec Joëlle Bercot.
1990 : Molière du one man show pour son spectacle au Zénith.
1992 : duo Bedos/Robin avec Muriel Robin à l'Olympia.
1994 : nommé chevalier de la Légion d'honneur, décoration qu'il refuse.
2005 : publication de Mémoires d'outre-mère chez Stock.
2013 : dernier one-man-show à l'Olympia, « der des ders ».
2015 : publication de Je me souviendrai de tout, Journal d'un mélancomique chez Fayard.
2017 : publication de À l'heure où noircit la campagne chez Fayard.
2020 : mort le 28 mai à Paris, à l'âge de 85 ans.


Vie personnelle et engagements

Arrière-petit-fils du bâtonnier et homme politique Alfred Letellier, Guy Bedos est le fils d'Alfred Bedos, visiteur médical, et d'Hildeberte Verdier, fille du proviseur du lycée Bugeaud d'Alger où il fut élève. Après la séparation de ses parents, il est scolarisé au lycée Saint-Augustin de Bône. Marié trois fois, il épouse d'abord Karen Blanguernon, avec qui il a une fille, Leslie, née en 1957. Il se marie avec Sophie Daumier le 19 février 1965 et adopte son fils Philippe. Après leur séparation en 1977, il épouse en 1978 Joëlle Bercot, mère de ses enfants Nicolas Bedos, né en 1979, et Victoria Bedos, née en 1983. Une quatrième enfant, Mélanie, naît en 1977.

Engagé à gauche, il se définit comme appartenant à la « gauche couscous » plutôt qu'à la « gauche caviar ». Il soutient successivement François Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon et, brièvement, Arnaud Montebourg lors de la primaire de 2017. Il refuse en 1994 la Légion d'honneur et collabore régulièrement à l'hebdomadaire Siné Hebdo de Siné, qu'il défend lors de son éviction de Charlie Hebdo par Philippe Val. Membre de la Ligue des droits de l'Homme et du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, il fut un ami proche de Pierre Desproges et de Simone Signoret.


Contexte du décès

Guy Bedos meurt le 28 mai 2020 à Paris, à l'âge de 85 ans. Il était atteint d'une forme de maladie d'Alzheimer, diagnostic révélé publiquement après son décès par le journaliste Jérôme Garcin. Selon sa fille Victoria Bedos, il avait entamé une grève de la faim dans ses derniers jours pour mettre fin à sa confusion mentale. Près d'un an plus tard, son fils Nicolas Bedos a déclaré dans LCI avoir aidé son père à mourir, en se procurant un antiépileptique prescrit par un médecin, médicament dont il n'a finalement pas été fait usage. Les hommages publics affluent dès l'annonce, notamment de la part de Muriel Robin, de Jack Lang et de Michel Boujenah.


Lieux de mémoire

Ses obsèques ont lieu le 4 juin 2020 à l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris, en présence de plusieurs centaines de personnes et de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Jean-Paul Belmondo, Pierre Richard, Jean Dujardin, Catherine Frot et Michel Drucker. Il est inhumé le 8 juin 2020 dans le cimetière de Lumio, en Haute-Corse, conformément à son attachement à la Balagne.


Anecdotes

1 - Appelé sous les drapeaux pendant la guerre d'Algérie, Guy Bedos entame une grève de la faim et obtient sa réforme pour motif psychiatrique, refusant de servir dans un conflit auquel il était politiquement opposé.
2 - Son tout premier sketch, intitulé La Galerie 55, lui est offert par le danseur et chroniqueur mondain Jacques Chazot, alors qu'il se produit au cabaret La Fontaine des Quatre-Saisons.
3 - Il était fiancé à l'actrice Françoise Dorléac, sœur aînée de Catherine Deneuve, morte en 1967 dans un accident de voiture près de Nice ; après ce drame, il refusera de conduire pour le restant de sa vie.
4 - Très ami avec Pierre Desproges, il a publiquement déclaré, vingt-sept ans après la mort de l'humoriste, l'avoir aidé à mourir à l'hôpital pendant ses derniers jours.
5 - Distingué chevalier de la Légion d'honneur en 1994, il refuse la décoration ; il déclarera plus tard sur France Culture qu'à l'exception de Valéry Giscard d'Estaing, « presque tous les Présidents de la République » l'ont sollicité personnellement.
6 - Pour ses adieux à la scène à l'Olympia en 2013, il intitule son spectacle « der des ders », clin d'œil à l'expression militaire désignant la Première Guerre mondiale.


Points clés

- Métier(s) : humoriste, acteur, scénariste, artiste de music-hall
- Résidence principale : Paris, attache personnelle en Balagne (Corse)
- Relations de couple : Karen Blanguernon, Sophie Daumier (1965-1977), Joëlle Bercot (depuis 1978)
- Enfants : Leslie (1957), Mélanie (1977), Nicolas (1979), Victoria (1983), et Philippe Bedos, fils adopté de Sophie Daumier
- Distinctions : Molière du one man show 1990 ; chevalier de la Légion d'honneur 1994 (refusée)

Publicité

Célébrités liées

3 relations
Descendants 1
Explorer

Autres humoristes nés dans les années 1930

Citations

« Quand je lis "fumer tue", ça m'excite. »

— Interview L'Express, 18 décembre 2007

« Charlie Hebdo, c'est pas mes copains, qu'ils crèvent. »

— Interview Var-Matin, fin 2012

« Je trouve que Manuel Valls est de gauche comme je suis d'extrême droite. »

— BFMTV, primaire socialiste 2017

« J'avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir. »

— Entretien Libération, 22 décembre 2011

« Alzheimer, ça a trois avantages : on n'a pas de mauvais souvenirs, on ne voit que des nouvelles têtes et on n'a pas de mauvais souvenirs ! »

— Interview Le Monde, 2013

« Pour tout dire, j'ai un peu peur de la dernière partie de l'histoire. J'espère qu'un médecin ami me prescrira, si je le lui demande gentiment, une dose de cyanure ! Pour choisir ma sortie, pour éviter des longueurs, ne pas jouer le sketch de trop, ne pas faire le rappel de trop. »

— Interview Télérama, 1995

En amour la tiédeur glace.
Qui n'a rien, ne risque rien.
Boire peu pour boire longtemps.
L'applaudissement, c'est une convention.
Dieu est amour mais l'amour est classé X.
La Bourse je m'en fous, j'ai choisi la vie.
L'enfer c'est les autres, le paradis aussi.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.
L'humour, c'est aussi une façon de résister.
La mégalomanie c'est la silicone des artistes.
Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.
Il faut savoir résister au pessimisme des autres.
L'homme est un roseau pensant inconsolable et gai.
Soyez sans crainte, le talent n'est pas contagieux.
Le premier gouvernement à contester, c'est sa mère.
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
On ne donne la parole qu'à ceux qui veulent la prendre.
Le vrai plaisir de la dispute, c'est la réconciliation.
Il faut rire de la mort ! Surtout quand c'est les autres.
Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions !
Plus je vieillis sur scène et plus ça rajeunit dans la salle.
Qui aime bien châtie bien, qui n'aime pas châtie encore mieux.
Vouloir définir l'humour c'est prendre le risque d'en manquer.
Elle écrit apercevoir avec deux p. Même moi, je m'en aperçois.
On peut aimer le caviar et avoir envie d'une blanquette de veau.
Il n'y a pas plus d'analphabètes dans l'enseignement qu'ailleurs.
Il faut payer les enseignants. Sinon, c'est les enfants qui payent.
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
La légion d'honneur pour un humoriste est une faute professionnelle.
C'est plus agréable d'être amoureux d'une femme qu'indifférent à cinq.
La réduction du temps de travail : pour les chômeurs, c'est déjà fait.
Le seul prix qui intéresse vraiment un écrivain, c'est le prix du livre.
Chantons et dansons sous la pluie. Tant qu'elle n'est pas radioactive...
Définir le rôle des amuseurs : celui de la goutte de citron sur l'huître.
Contre le camp de la majorité silencieuse, j'ai choisi la minorité bavarde.
Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
Dieu soit loué - et s'il est à vendre, achète, c'est une valeur en hausse !
Vieillir reste pour l'instant ce qu'on a trouvé de mieux pour ne pas mourir.
Il n'y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.
C'est dans le regard des gens de droite qu'on s'aperçoit qu'on est de gauche.
C'est terrible, une guerre civile. Surtout quand c'est fait par des militaires.
Il y a une certaine dangerosité du narcissisme dans l'obsession de la séduction.
Echapper à l'impôt sur la fortune, c'est la revanche de la cigale sur la fourmi.
Les ados, petits c'est mignon... Mais, passés douze ans, faudrait les congeler !
Etre prêt à mourir pour le peuple ça ne signifie pas qu'on est prêt à vivre avec.
Ceux qui sont contre l'avortement, sont ceux-là mêmes qui sont pour la peine de mort.
A la télé, jusqu'à cinquante ans, on fait des émissions. Après, on fait des archives.
Comme disaient Nietzsche et Michel Platini, tout n'explique pas tout, et inversement.
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
L'enseignement du français est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise, on se surprend à regretter l'hypocrisie.
La célébrité n'est pas facile à assumer, je ne vois rien de pire, si peut-être, l'anonymat.
Faire un enfant dans le monde où nous vivons, c'est faire un bras d'honneur à l'apocalypse.
Il y a des gens qui ont des indignations sélectives. Moi, j'ai des indignations successives.
On compare souvent les hommes politiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs.
L'humour ne s'apprend pas. C'est comme le jazz, une cadence intérieure. On l'a ou on l'a pas.
Pour certains journalistes, l'humour est une langue étrangère. Ils ont besoin de sous-titres.
Avec les seringues hypodermiques planquées sous le sable, la tong c'est le préservatif du pied.
Dans le trafic d'idées comme dans le trafic de drogue, on punit l'usager sans toucher au dealer !
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait !
Il n'y a pas que des salauds au gouvernement. Il faut rester objectif. Il y a aussi des incompétences.
Pour les aveugles, on dit non-voyant, pour les sourds, non-entendant, et pour les cons, non-comprenant.
Hommes politiques face à la presse : ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma.
Quand on voit ce qu'on voit et que l'on entend ce qu'on entend, on a bien raison de penser ce qu'on pense.
Parmi les profs, certains sont licenciés, d'autres sont agrégés, mais il y en a qui devraient être renvoyés !
Les femmes chez nous représentent la moitié du corps électoral. Vu comme ça, le corps électoral, ça m'excite.
Le suicide, c'est l'ultime expression de la liberté. De savoir que l'on peut choisir sa mort, ça aide à vivre.
Le temps n'étant plus aux idées simples, pour être efficace dans l'antiracisme, il n'est pas interdit d'être intelligent.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Le métier d'artiste, c'est de faire passer au singulier des émotions pluriels. Nous sommes les hauts-parleurs des anonymes.
Dans un schéma classique, on passe du stade oral au stade anal : moi, je suis resté bloqué entre les deux, au stade nombril
La différence entre un steward et un serveur, c'est que le serveur, il n'est pas obligé d'apporter au client un sachet pour vomir.
Depuis qu'ils sont au pouvoir, je n'ai jamais rien demandé aux socialistes. Et il faut leur rendre cette justice, je n'ai rien obtenu.
Aux alentours de la soixantaine, deux seules vraies questions se posent : 1. Je meurs quand ? 2. De quoi ? Tout le reste est diversion.
Je croirais vraiment à la liberté de la presse quand un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment de son journal. Dans son journal.
Vous avez noté qu'on dit un steak de boeuf, une côte de boeuf, un roti de boeuf... Mais dès que le bestiau semble suspect, c'est la vache qui devient folle !
Louable de surveiller la circulation de drogue dans les HLM, mais ne devrait-on pas également se préoccuper de la consommation de pastis dans les commissariats ?
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
« Quand je lis "fumer tue", ça m'excite. »

— Interview L'Express, 18 décembre 2007

« Charlie Hebdo, c'est pas mes copains, qu'ils crèvent. »

— Interview Var-Matin, fin 2012

« Je trouve que Manuel Valls est de gauche comme je suis d'extrême droite. »

— BFMTV, primaire socialiste 2017

« J'avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir. »

— Entretien Libération, 22 décembre 2011

« Alzheimer, ça a trois avantages : on n'a pas de mauvais souvenirs, on ne voit que des nouvelles têtes et on n'a pas de mauvais souvenirs ! »

— Interview Le Monde, 2013

« Pour tout dire, j'ai un peu peur de la dernière partie de l'histoire. J'espère qu'un médecin ami me prescrira, si je le lui demande gentiment, une dose de cyanure ! Pour choisir ma sortie, pour éviter des longueurs, ne pas jouer le sketch de trop, ne pas faire le rappel de trop. »

— Interview Télérama, 1995

En amour la tiédeur glace.
Qui n'a rien, ne risque rien.
Boire peu pour boire longtemps.
L'applaudissement, c'est une convention.
Dieu est amour mais l'amour est classé X.
La Bourse je m'en fous, j'ai choisi la vie.
L'enfer c'est les autres, le paradis aussi.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.
L'humour, c'est aussi une façon de résister.
La mégalomanie c'est la silicone des artistes.
Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.
Il faut savoir résister au pessimisme des autres.
L'homme est un roseau pensant inconsolable et gai.
Soyez sans crainte, le talent n'est pas contagieux.
Le premier gouvernement à contester, c'est sa mère.
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
On ne donne la parole qu'à ceux qui veulent la prendre.
Le vrai plaisir de la dispute, c'est la réconciliation.
Il faut rire de la mort ! Surtout quand c'est les autres.
Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions !
Plus je vieillis sur scène et plus ça rajeunit dans la salle.
Qui aime bien châtie bien, qui n'aime pas châtie encore mieux.
Vouloir définir l'humour c'est prendre le risque d'en manquer.
Elle écrit apercevoir avec deux p. Même moi, je m'en aperçois.
On peut aimer le caviar et avoir envie d'une blanquette de veau.
Il n'y a pas plus d'analphabètes dans l'enseignement qu'ailleurs.
Il faut payer les enseignants. Sinon, c'est les enfants qui payent.
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
La légion d'honneur pour un humoriste est une faute professionnelle.
C'est plus agréable d'être amoureux d'une femme qu'indifférent à cinq.
La réduction du temps de travail : pour les chômeurs, c'est déjà fait.
Le seul prix qui intéresse vraiment un écrivain, c'est le prix du livre.
Chantons et dansons sous la pluie. Tant qu'elle n'est pas radioactive...
Définir le rôle des amuseurs : celui de la goutte de citron sur l'huître.
Contre le camp de la majorité silencieuse, j'ai choisi la minorité bavarde.
Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
Dieu soit loué - et s'il est à vendre, achète, c'est une valeur en hausse !
Vieillir reste pour l'instant ce qu'on a trouvé de mieux pour ne pas mourir.
Il n'y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.
C'est dans le regard des gens de droite qu'on s'aperçoit qu'on est de gauche.
C'est terrible, une guerre civile. Surtout quand c'est fait par des militaires.
Il y a une certaine dangerosité du narcissisme dans l'obsession de la séduction.
Echapper à l'impôt sur la fortune, c'est la revanche de la cigale sur la fourmi.
Les ados, petits c'est mignon... Mais, passés douze ans, faudrait les congeler !
Etre prêt à mourir pour le peuple ça ne signifie pas qu'on est prêt à vivre avec.
Ceux qui sont contre l'avortement, sont ceux-là mêmes qui sont pour la peine de mort.
A la télé, jusqu'à cinquante ans, on fait des émissions. Après, on fait des archives.
Comme disaient Nietzsche et Michel Platini, tout n'explique pas tout, et inversement.
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
L'enseignement du français est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise, on se surprend à regretter l'hypocrisie.
La célébrité n'est pas facile à assumer, je ne vois rien de pire, si peut-être, l'anonymat.
Faire un enfant dans le monde où nous vivons, c'est faire un bras d'honneur à l'apocalypse.
Il y a des gens qui ont des indignations sélectives. Moi, j'ai des indignations successives.
On compare souvent les hommes politiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs.
L'humour ne s'apprend pas. C'est comme le jazz, une cadence intérieure. On l'a ou on l'a pas.
Pour certains journalistes, l'humour est une langue étrangère. Ils ont besoin de sous-titres.
Avec les seringues hypodermiques planquées sous le sable, la tong c'est le préservatif du pied.
Dans le trafic d'idées comme dans le trafic de drogue, on punit l'usager sans toucher au dealer !
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait !
Il n'y a pas que des salauds au gouvernement. Il faut rester objectif. Il y a aussi des incompétences.
Pour les aveugles, on dit non-voyant, pour les sourds, non-entendant, et pour les cons, non-comprenant.
Hommes politiques face à la presse : ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma.
Quand on voit ce qu'on voit et que l'on entend ce qu'on entend, on a bien raison de penser ce qu'on pense.
Parmi les profs, certains sont licenciés, d'autres sont agrégés, mais il y en a qui devraient être renvoyés !
Les femmes chez nous représentent la moitié du corps électoral. Vu comme ça, le corps électoral, ça m'excite.
Le suicide, c'est l'ultime expression de la liberté. De savoir que l'on peut choisir sa mort, ça aide à vivre.
Le temps n'étant plus aux idées simples, pour être efficace dans l'antiracisme, il n'est pas interdit d'être intelligent.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Le métier d'artiste, c'est de faire passer au singulier des émotions pluriels. Nous sommes les hauts-parleurs des anonymes.
Dans un schéma classique, on passe du stade oral au stade anal : moi, je suis resté bloqué entre les deux, au stade nombril
La différence entre un steward et un serveur, c'est que le serveur, il n'est pas obligé d'apporter au client un sachet pour vomir.
Depuis qu'ils sont au pouvoir, je n'ai jamais rien demandé aux socialistes. Et il faut leur rendre cette justice, je n'ai rien obtenu.
Aux alentours de la soixantaine, deux seules vraies questions se posent : 1. Je meurs quand ? 2. De quoi ? Tout le reste est diversion.
Je croirais vraiment à la liberté de la presse quand un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment de son journal. Dans son journal.
Vous avez noté qu'on dit un steak de boeuf, une côte de boeuf, un roti de boeuf... Mais dès que le bestiau semble suspect, c'est la vache qui devient folle !
Louable de surveiller la circulation de drogue dans les HLM, mais ne devrait-on pas également se préoccuper de la consommation de pastis dans les commissariats ?
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.

Questions autour de Guy Bedos

Qui était Guy Bedos ?
Guy Bedos était un humoriste, acteur et scénariste français, né à Alger en 1934 et mort à Paris en 2020, célèbre pour ses one-man-shows à charge politique et son duo avec Sophie Daumier.
De quoi est mort Guy Bedos ?
Guy Bedos est mort le 28 mai 2020 à Paris, à l'âge de 85 ans. Il était atteint d'une forme de maladie d'Alzheimer, comme l'a révélé après son décès le journaliste Jérôme Garcin.
Combien d'enfants a eu Guy Bedos ?
Guy Bedos a eu quatre enfants biologiques : Leslie (1957), Mélanie (1977), Nicolas Bedos (1979) et Victoria Bedos (1983). Il a également adopté Philippe, fils de sa deuxième épouse Sophie Daumier.
Qui sont les épouses de Guy Bedos ?
Guy Bedos s'est marié trois fois : avec Karen Blanguernon, puis avec l'actrice Sophie Daumier en 1965 (séparation en 1977), et enfin avec Joëlle Bercot en 1978.
Pourquoi Guy Bedos a-t-il refusé la Légion d'honneur ?
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1994, Guy Bedos a refusé la décoration, par cohérence avec son positionnement politique critique vis-à-vis des institutions.
Où est enterré Guy Bedos ?
Guy Bedos est inhumé au cimetière de Lumio, en Haute-Corse, depuis le 8 juin 2020, après des obsèques tenues le 4 juin à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris.
Quel était le lien entre Guy Bedos et Sophie Daumier ?
Sophie Daumier fut la deuxième épouse de Guy Bedos, mariée le 19 février 1965. Le couple a formé un duo comique célèbre dans les années 1960 et 1970, avant de se séparer en 1977.
Qui est né le même jour que Guy Bedos ?
Ion Antonescu, Philippe Boxho, Xi Jinping, James Belushi et Nicole Belloubet sont nés le 15 juin comme Guy Bedos.
À quel âge est mort Guy Bedos ?
Guy Bedos est mort à 85 ans, le 28 mai 2020.
Qui est mort le même jour que Guy Bedos ?
Quels humoristes sont nés à Alger comme Guy Bedos ?
Quels humoristes français sont du signe Gémeaux comme Guy Bedos ?
Lien copié dans le presse-papier !