Guillaume Apollinaire, pseudonyme issu de la francisation de Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, est un poète et écrivain français, critique et théoricien d'art. Né le 26 août 1880 à Rome, il meurt à Paris le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, mais est déclaré mort pour la France en raison de son engagement durant la guerre.
Considéré comme l'un des poètes français les plus importants du XXe siècle, il est l'auteur de poèmes tels Zone, La Chanson du mal-aimé, Le Pont Mirabeau, ayant fait l'objet de plusieurs adaptations en chanson au cours du siècle. La part érotique de son œuvre – dont principalement trois romans (dont un perdu), de nombreux poèmes et des introductions à des auteurs licencieux – est également passée à la postérité. Il expérimenta un temps la pratique du calligramme (terme de son invention, quoiqu'il ne soit pas l'inventeur du genre lui-même, désignant des poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de nombreuses avant-gardes artistiques de son temps, notamment du cubisme, de l'orphisme qu'il définit pour Sonia et Robert Delaunay, d'autres, et à la gestation desquelles il participa en tant que poète et théoricien de l'Esprit nouveau. Précurseur du surréalisme, il en forgea le nom dans son drame Les Mamelles de Tirésias (1917).
Avec ses chants ses longs loisirs.
Les femmes mentent, mentent, mentent.
Vous parlerez d'amour quand il aura mangé.
Il est grand temps de rallumer les étoiles.
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne.
J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre.
Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir.
Les feuillesQu'on fouleUn trainQui rouleLa vieS'écoule.
Les grands hommes qui n'ont pas leur statue sont légion.
L'honneur tient souvent à l'heure que marque la pendule.
Le fleuve est pareil à ma peineIl s'écoule et ne tarit pas.
Vienne la nuit sonne l'heureLes jours s'en vont je demeure.
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas.
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule.
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.
Je connais gens de toutes sortesIls n'égalent pas leurs destins.
Je connais gens de toutes sortes
Ils n'égalent pas leurs destins.
On ne peut pas transporter partout avec soi le cadavre de son père.
Un Picasso étudie un objet comme un chirurgien dissèque un cadavre.
Tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu.
Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleuxPuisque je fus créé à l'image de Dieu.
Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleux
Puisque je fus créé à l'image de Dieu.
Rien n'est mort que ce qui n'existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore.
Tous les hommes sont à la fois pécheurs et saints quand ils ne sont pas criminels et martyrs.
Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.
Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.
L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.
Passent les jours et passent les semainesNi temps passéNi les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte.
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous met tout proches de la divinité.
Passons passons puisque tout passeJe me retournerai souventLes souvenirs sont cors de chasseDont meurt le bruit parmi le vent.
Passons passons puisque tout passe
Je me retournerai souvent
Les souvenirs sont cors de chasse
Dont meurt le bruit parmi le vent.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
Nous passerons de doux dimanches, plus doux que n'est le chocolat, jouant tous deux au jeu des hanches : le soir, j'en serai raplapla.
Il y a longtemps que l'on discute le point de savoir de quel côté se trouve la raison, du côté de la minorité ou de celui de la majorité.
Je souhaite dans ma maison : une femme ayant sa raison, un chat passant parmi les livres, des amis en toute saison. Sans lesquels je ne peux pas vivre.
La différence entre l'homme qui met son humour dans la vie et celui qui fait de l'humour est la même qu'entre un aventurier et un homme qui a le goût de l'aventure.
J'ai cueilli ce brin de bruyère l'automne est morte souviens-t'en. Nous ne nous verrons plus sur terre odeur du temps brin de bruyère et souviens-toi que je t'attends.
L'on peut prévoir le jour où, le phonographe et le cinéma étant devenus les seules formes d'impression en usage, les poètes auront une liberté inconnue jusqu'à présent.
Avec ses chants ses longs loisirs.
Les femmes mentent, mentent, mentent.
Vous parlerez d'amour quand il aura mangé.
Il est grand temps de rallumer les étoiles.
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne.
J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre.
Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir.
Les feuillesQu'on fouleUn trainQui rouleLa vieS'écoule.
Les grands hommes qui n'ont pas leur statue sont légion.
L'honneur tient souvent à l'heure que marque la pendule.
Le fleuve est pareil à ma peineIl s'écoule et ne tarit pas.
Vienne la nuit sonne l'heureLes jours s'en vont je demeure.
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas.
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule.
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.
Je connais gens de toutes sortesIls n'égalent pas leurs destins.
Je connais gens de toutes sortes
Ils n'égalent pas leurs destins.
On ne peut pas transporter partout avec soi le cadavre de son père.
Un Picasso étudie un objet comme un chirurgien dissèque un cadavre.
Tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu.
Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleuxPuisque je fus créé à l'image de Dieu.
Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleux
Puisque je fus créé à l'image de Dieu.
Rien n'est mort que ce qui n'existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore.
Tous les hommes sont à la fois pécheurs et saints quand ils ne sont pas criminels et martyrs.
Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.
Les mauvaises herbes même sont de celles que l'on pourrait rendre bonnes en en usant congrûment.
L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.
Passent les jours et passent les semainesNi temps passéNi les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte.
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous met tout proches de la divinité.
Passons passons puisque tout passeJe me retournerai souventLes souvenirs sont cors de chasseDont meurt le bruit parmi le vent.
Passons passons puisque tout passe
Je me retournerai souvent
Les souvenirs sont cors de chasse
Dont meurt le bruit parmi le vent.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
Nous passerons de doux dimanches, plus doux que n'est le chocolat, jouant tous deux au jeu des hanches : le soir, j'en serai raplapla.
Il y a longtemps que l'on discute le point de savoir de quel côté se trouve la raison, du côté de la minorité ou de celui de la majorité.
Je souhaite dans ma maison : une femme ayant sa raison, un chat passant parmi les livres, des amis en toute saison. Sans lesquels je ne peux pas vivre.
La différence entre l'homme qui met son humour dans la vie et celui qui fait de l'humour est la même qu'entre un aventurier et un homme qui a le goût de l'aventure.
J'ai cueilli ce brin de bruyère l'automne est morte souviens-t'en. Nous ne nous verrons plus sur terre odeur du temps brin de bruyère et souviens-toi que je t'attends.
L'on peut prévoir le jour où, le phonographe et le cinéma étant devenus les seules formes d'impression en usage, les poètes auront une liberté inconnue jusqu'à présent.