Georges Feydeau

1862–1921 · † à 58 ans
Naissance
Décès
5 juin 1921
Nationalité
Astrologie
Taille 172 cm

Biographie

Georges Feydeau, auteur dramatique français né en 1862, est l'un des principaux représentants du vaudeville de la Belle Époque, surnommé « roi du vaudeville ». Ses comédies fondées sur le quiproquo et l'adultère, dont Le Dindon et La Puce à l'oreille, remplissent encore les théâtres parisiens.


Parcours

Fils de l'écrivain Ernest Feydeau, auteur du roman Fanny, Georges Feydeau grandit dans un milieu artistique et littéraire. Après une tentative de carrière d'acteur au sein de sa compagnie Le Cercle des Castagnettes, il se tourne vers l'écriture et donne sa première pièce, Par la fenêtre, en 1882, à dix-neuf ans. Sa première comédie en trois actes, Tailleur pour dames, créée au théâtre de la Renaissance en 1886, lui vaut les encouragements d'Eugène Labiche, dont il étudie la mécanique comique. Après plusieurs échecs, la consécration arrive en 1892 avec Monsieur chasse !, Champignol malgré lui et Le Système Ribadier. Il écrit alors plusieurs vaudevilles en collaboration avec Maurice Desvallières et enchaîne les succès, ce qui lui vaut le surnom de « roi du vaudeville ». À partir de cette période, il renouvelle le genre du vaudeville en approfondissant l'étude des caractères.

À la fin des années 1890 et au début du siècle, Feydeau signe ses pièces les plus connues : L'Hôtel du libre échange et Un fil à la patte en 1894, Le Dindon en 1896, La Dame de chez Maxim en 1899, puis La Puce à l'oreille en 1907 et Occupe-toi d'Amélie en 1908. Après sa séparation conjugale, il se consacre à des comédies de mœurs en un acte comme Feu la mère de Madame, On purge bébé et Mais n'te promène donc pas toute nue !, qui mettent en scène la médiocrité des existences bourgeoises. Négligées après sa mort, ses pièces connaissent un renouveau à partir de 1948 grâce à Jean-Louis Barrault et à la troupe de la Comédie-Française, qui montent notamment Occupe-toi d'Amélie avec Madeleine Renaud. En 2021, une partie de son théâtre entre dans la collection de la Pléiade.


Repères chronologiques

1862 : naissance le 8 décembre à Paris
1882 : création de Par la fenêtre
1886 : succès de Tailleur pour dames au théâtre de la Renaissance
1889 : mariage avec Marie-Anne Carolus-Duran le 14 octobre
1892 : triomphe de Monsieur chasse !, Champignol malgré lui et Le Système Ribadier
1894 : L'Hôtel du libre échange et Un fil à la patte
1896 : création du Dindon
1899 : création de La Dame de chez Maxim
1907 : création de La Puce à l'oreille
1908 : Occupe-toi d'Amélie et Feu la mère de Madame
1909 : séparation conjugale et installation au Grand Hôtel Terminus
1919 : internement dans une clinique de Rueil-Malmaison
1921 : mort le 5 juin, à 58 ans
2021 : entrée d'une partie de son œuvre dans la Bibliothèque de la Pléiade


Vie personnelle et engagements

Georges Feydeau naît le 8 décembre 1862 à Paris, fils de l'écrivain Ernest Feydeau et de Léocadie Zalewska, Polonaise née à Varsovie. Son père devient hémiplégique en 1869 et meurt en 1873 ; sa mère se remarie en 1876 avec le journaliste Henry Fouquier. Le 14 octobre 1889, il épouse Marie-Anne Carolus-Duran, fille du peintre Carolus-Duran et de l'actrice Pauline Croizette. Le couple a quatre enfants, Germaine, Jacques, Michel et Jean-Pierre, nés entre 1890 et 1903, avant de se séparer en 1909 puis de divorcer. Sa fille Germaine épouse l'auteur Louis Verneuil.

Amateur d'art, Feydeau réunit une collection de peintures impressionnistes et acquiert notamment La Neige à Louveciennes d'Alfred Sisley, avant de revendre l'essentiel de ses tableaux. Noctambule, il fréquente les soupers de chez Maxim's, où il puise une partie de son inspiration, perd d'importantes sommes au jeu et consomme de la cocaïne. Proche de Sacha Guitry, il est témoin, aux côtés de Sarah Bernhardt, du mariage de l'acteur avec Yvonne Printemps le 10 avril 1919. À partir de 1909, il s'installe au Grand Hôtel Terminus, près de la gare Saint-Lazare, qui devient son domicile pour une dizaine d'années. Son petit-fils, le comédien Alain Feydeau, perpétuera son œuvre à la Comédie-Française.


Contexte du décès

À partir de 1919, l'état mental de Georges Feydeau se dégrade en raison de troubles psychiques consécutifs à une syphilis. Il est interné dans la clinique du docteur Sicard, à Rueil-Malmaison, où il est soigné par le docteur Bour selon les méthodes de l'époque : douches froides, bromure et sédatifs. Atteint de délire, de mégalomanie et de paranoïa, il y passe ses deux dernières années. Son ami Sacha Guitry lui rend visite durant cette période. Georges Feydeau meurt le 5 juin 1921, à l'âge de 58 ans. Ses funérailles ont lieu en l'église de la Sainte-Trinité, à Paris.


Lieux de mémoire

Georges Feydeau repose au cimetière de Montmartre, à Paris, dans la 30e division, inhumé auprès de son père Ernest Feydeau. Sa mère et sa sœur reposent de leur côté au cimetière de Passy. En 2021, le centenaire de sa mort a été marqué par l'entrée d'une partie de son théâtre dans la Bibliothèque de la Pléiade.


Anecdotes

1 - D'après ses propres déclarations, reprises en 1919, sa mère lui aurait confié qu'il était le fils naturel de Napoléon III ; d'autres versions évoquent le duc de Morny. Cette rumeur de naissance illégitime entoure encore sa biographie.
2 - Installé chambre 189 du Grand Hôtel Terminus après sa séparation, Feydeau ornait ses murs de toiles de Van Gogh et d'Utrillo. C'est là qu'il observa les jeunes grooms qu'il transposa ensuite dans ses pièces.
3 - Peintre à ses heures, Feydeau s'intéressait à la peinture expressionniste et constitua une collection d'œuvres impressionnistes. Il acheta une toile d'Alfred Sisley, La Neige à Louveciennes, qu'il revendit, comme la plupart de ses tableaux, pour éponger ses dettes.
4 - Témoin recherché, il assista en avril 1919, avec Sarah Bernhardt, au mariage de Sacha Guitry et d'Yvonne Printemps, quelques semaines seulement avant que sa propre santé mentale ne se dégrade définitivement.
5 - Interrogé sur sa vocation, Feydeau affirmait être devenu auteur de comédies « par paresse simplement ». Il situait pourtant l'origine de son théâtre vers l'âge de six ou sept ans, après une première soirée passée au spectacle.


Points clés

- Métier(s) : auteur dramatique (vaudeville), peintre et collectionneur d'art
- Résidence principale : Paris (puis Grand Hôtel Terminus, près de la gare Saint-Lazare)
- Relations de couple : marié à Marie-Anne Carolus-Duran en 1889, séparé en 1909 puis divorcé
- Enfants : Germaine, Jacques, Michel et Jean-Pierre Feydeau
- Distinctions : Légion d'honneur (notice Base Léonore) ; entrée à la Bibliothèque de la Pléiade en 2021

Postérité

19 voies portent son nom en France.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

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Autres dramaturges nés dans les années 1860

Citations

« Un soir, on m'emmène au théâtre […]. Je revins enthousiasmé […]. Le lendemain, après n'en avoir pas dormi de la nuit, dès l'aube, je me mis au travail. »

— Comédie-Française, propos de Georges Feydeau cités dans « Les grandes phases de la vie créatrice de Feydeau »

La mère fait des ménages, la fille les défait.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles.
Quel dommage qu'on ne puisse pas avoir un amant sans tromper son mari.
L'amant c'est l'artiste de l'amour. Le mari n'en est que le rond-de-cuir.
Qu'importe la robe ! Que regarde-t-on ? L'écrin qui contient le diamant ?
Il n'y a plus d'anthropophages dans le pays depuis que nous avons mangé le dernier.
On n'achète pas les tableaux parce qu'on les aime ; on les aime parce qu'on les achète.
Si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant.
La paresse est la mère miraculeuse du travail... parce que le père est totalement inconnu.
L'argent ne fait pas le bonheur. C'est même à se demander pourquoi les riches y tiennent tant.
Le mariage est comme une partie de baccarat : tant que vous avez de la veine, vous gardez la main.
La jeune génération est très inférieure à la nôtre... Tout de même, si je pouvais en faire partie.
Quand une femme parle, c'est pour ne rien dire, donc, quand elle ne dit rien, c'est qu'elle parle.
C'est un ami dont je ne connais pas le nom, et je le connais depuis trop longtemps pour lui demander.
Une opération n'est jamais inutile. Elle peut ne pas profiter à l'opéré... Elle profite toujours à l'opérateur.
N'est-elle pas plus morale, l'union libre de deux amants qui s'aiment, que l'union légitime de deux êtres sans amour ?
Le mariage, c'est l'art pour deux personnes de vivre ensemble aussi heureuses qu'elles auraient vécu chacune de leur côté.
Ma seule gymnastique, c'est d'aller aux enterrements de mes amis qui faisaient de la gymnastique pour rester en bonne santé.
Si cela entre par une oreille et que cela sort aussitôt par l'autre, c'est parce que, entre les deux, il n'y a rien pour le retenir.
Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu'elles puissent comparer, il y auraient beaucoup plus de femmes fidèles.
Il n'y a que dans les courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit qu'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit qu'on peut-être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.
Georges Feydeau
« Un soir, on m'emmène au théâtre […]. Je revins enthousiasmé […]. Le lendemain, après n'en avoir pas dormi de la nuit, dès l'aube, je me mis au travail. »

— Comédie-Française, propos de Georges Feydeau cités dans « Les grandes phases de la vie créatrice de Feydeau »

La mère fait des ménages, la fille les défait.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles.
Quel dommage qu'on ne puisse pas avoir un amant sans tromper son mari.
L'amant c'est l'artiste de l'amour. Le mari n'en est que le rond-de-cuir.
Qu'importe la robe ! Que regarde-t-on ? L'écrin qui contient le diamant ?
Il n'y a plus d'anthropophages dans le pays depuis que nous avons mangé le dernier.
On n'achète pas les tableaux parce qu'on les aime ; on les aime parce qu'on les achète.
Si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant.
La paresse est la mère miraculeuse du travail... parce que le père est totalement inconnu.
L'argent ne fait pas le bonheur. C'est même à se demander pourquoi les riches y tiennent tant.
Le mariage est comme une partie de baccarat : tant que vous avez de la veine, vous gardez la main.
La jeune génération est très inférieure à la nôtre... Tout de même, si je pouvais en faire partie.
Quand une femme parle, c'est pour ne rien dire, donc, quand elle ne dit rien, c'est qu'elle parle.
C'est un ami dont je ne connais pas le nom, et je le connais depuis trop longtemps pour lui demander.
Une opération n'est jamais inutile. Elle peut ne pas profiter à l'opéré... Elle profite toujours à l'opérateur.
N'est-elle pas plus morale, l'union libre de deux amants qui s'aiment, que l'union légitime de deux êtres sans amour ?
Le mariage, c'est l'art pour deux personnes de vivre ensemble aussi heureuses qu'elles auraient vécu chacune de leur côté.
Ma seule gymnastique, c'est d'aller aux enterrements de mes amis qui faisaient de la gymnastique pour rester en bonne santé.
Si cela entre par une oreille et que cela sort aussitôt par l'autre, c'est parce que, entre les deux, il n'y a rien pour le retenir.
Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu'elles puissent comparer, il y auraient beaucoup plus de femmes fidèles.
Il n'y a que dans les courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit qu'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit qu'on peut-être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.
Georges Feydeau

Questions autour de Georges Feydeau

Pourquoi Georges Feydeau est-il surnommé le « roi du vaudeville » ?
Il a porté le vaudeville à un haut degré de mécanique comique, fondé sur le quiproquo et l'adultère, avec une série de succès à partir de 1892.
Quelles sont les pièces les plus connues de Georges Feydeau ?
Le Dindon, La Dame de chez Maxim, La Puce à l'oreille, Un fil à la patte et Occupe-toi d'Amélie figurent parmi ses titres les plus joués.
De quoi est mort Georges Feydeau ?
De troubles psychiques consécutifs à une syphilis, après deux années d'internement dans une clinique de Rueil-Malmaison.
Georges Feydeau a-t-il eu des enfants ?
Oui, quatre enfants (Germaine, Jacques, Michel et Jean-Pierre), nés de son mariage avec Marie-Anne Carolus-Duran.
Qui était l'épouse de Georges Feydeau ?
Marie-Anne Carolus-Duran, fille du peintre Carolus-Duran, épousée en 1889. Le couple se sépare en 1909 puis divorce.
Qui est né le même jour que Georges Feydeau ?
Roberto Rastapopoulos, Camille Raymond, Teri Hatcher, Camille Claudel et Dupond et Dupont sont nés le 8 décembre comme Georges Feydeau.
À quel âge est mort Georges Feydeau ?
Georges Feydeau est mort à 58 ans, le 5 juin 1921.
Qui est mort le même jour que Georges Feydeau ?
Louis X, Ben, Bernadette Chirac, Jean-Claude Caron et Ronald Reagan sont morts le 5 juin comme Georges Feydeau.
Quels écrivains sont nés en 1862 comme Georges Feydeau ?
Quels écrivains sont nés à Paris comme Georges Feydeau ?
Quels écrivains français sont du signe Sagittaire comme Georges Feydeau ?
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