Imitateur, humoriste et acteur français d'origine béninoise, Éric Blanc, de son vrai nom Éric Degbegni, né le 13 octobre 1965 à Cotonou, s'est imposé dans les années 1980 par ses imitations de personnalités blanches célèbres avant un brusque coup d'arrêt judiciaire en 1988.
Né à Cotonou en 1965 d'un père magistrat et d'une mère puéricultrice, Éric Degbegni quitte le Bénin avec sa famille en 1975, à l'âge de dix ans, après le coup d'État du général Mathieu Kérékou. Installé à Paris, il passe par le séminaire avant d'entamer des études de droit, qu'il abandonne pour la scène. En 1986, à vingt-et-un ans, il débute au Caveau de la République avec un répertoire d'imitations centré sur Valéry Giscard d'Estaing, Frédéric Mitterrand et Yannick Noah. Il enchaîne par des passages réguliers dans La Classe, l'émission de France 3 qui a également révélé Anne Roumanoff, Jean-Marie Bigard et Chantal Ladesou. La presse française le présente alors comme le seul humoriste noir qui imite les blancs célèbres, formule devenue son angle de scène.
Il crée son premier one-man show, Le Noir qui imite les Blancs, joué au Bataclan puis à Bobino. Au cinéma, il tient en 1988 la vedette de Black Mic-Mac 2 de Marco Pauly, après L'Œil au beur(re) noir de Serge Meynard en 1987, et donne la réplique à Victor Lanoux en 1989 dans L'Invité surprise de Georges Lautner. Il joue également en 1988 dans À gauche en sortant de l'ascenseur d'Édouard Molinaro, puis dans Thank You Satan d'André Farwagi, Que la lumière soit ! d'Arthur Joffé en 1997 et Retour à la vie de Pascal Baeumler en 2000. À la télévision, il apparaît dans la saison 2 d'Un gars, une fille, où il incarne Didier, voisin du couple formé par Jean Dujardin et Alexandra Lamy.
Le 16 octobre 1987, Éric Blanc imite le critique de cinéma Henry Chapier dans Bains de minuit, émission de Thierry Ardisson, en se moquant de son homosexualité. Il reprend l'imitation lors de la cérémonie des Césars de mars 1988. Les démêlés judiciaires qui suivent entraînent à partir de 1988 une mise à l'écart durable de la télévision française. Cette éviction officieuse marque un coup d'arrêt à sa carrière télévisuelle ; il poursuit alors essentiellement au théâtre et, plus rarement, au cinéma.
1965 : naissance le 13 octobre à Cotonou, au Bénin.
1975 : départ du Bénin pour Paris avec sa famille après le coup d'État de Mathieu Kérékou.
1986 : débuts professionnels au Caveau de la République.
1987 : rôle dans L'Œil au beur(re) noir de Serge Meynard ; imitation d'Henry Chapier dans Bains de minuit le 16 octobre.
1988 : vedette de Black Mic-Mac 2 de Marco Pauly et rôle dans À gauche en sortant de l'ascenseur d'Édouard Molinaro ; éviction de la télévision après les démêlés avec Henry Chapier.
1988 : création du one-man show Le Noir qui imite les Blancs, joué au Bataclan puis à Bobino.
1989 : rôle aux côtés de Victor Lanoux dans L'Invité surprise de Georges Lautner ; sortie du single Swing biscotte.
1997 : rôle dans Que la lumière soit ! d'Arthur Joffé.
2000 : apparition dans la saison 2 d'Un gars, une fille dans le rôle de Didier ; rôle dans Retour à la vie de Pascal Baeumler.
2004 : nouveau spectacle Itinéraire d'un Noir gâté.
2008 : écriture au Canada de L'Itinéraire d'un Noir allumé avec René-Samuel Lévy.
2009 : création du spectacle Éric Blanc sort du noir.
2012 : participation à la pièce Discussion philosophique autour d'un réverbère, mise en scène de Jean-Luc Bétron.
2013 : duo scénique Mon frère blanc avec Gabriel Dermidjian, joué à Ramatuelle puis en tournée.
2015 : pièce Ma femme est sortie de Jean Barbier, mise en scène de Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé.
Fils d'un magistrat et d'une puéricultrice, Éric Degbegni passe son enfance à Cotonou jusqu'en 1975, année où la famille s'exile à Paris après l'arrivée au pouvoir du général Mathieu Kérékou. Adolescent à Paris, il fait un passage par le séminaire, où il développe un goût pour les langues anciennes, avant d'entamer des études de droit qu'il abandonnera rapidement. Aucune information publique précise n'a été communiquée par l'artiste sur son conjoint ou ses éventuels enfants. Sa filiation familiale et son parcours scolaire restent les seuls éléments biographiques attestés concernant sa vie privée.
Sur le plan professionnel, il revendique des amitiés durables avec d'autres humoristes, au premier rang desquels Gabriel Dermidjian, son partenaire de scène depuis le spectacle Mon frère blanc. Il est représenté de longue date par l'agent Georges Lambert. Dans une interview accordée à Stars Médias en 2014, il associait son retour au plateau à un travail personnel sur lui-même et rendait hommage à Véronique Barbe pour son action en faveur des artistes dans la région de Saint-Tropez. Son spectacle se nourrit régulièrement de réflexions sur la condition noire en France et sur les rapports entre communautés.
1 - Avant de monter sur scène, Éric Degbegni a fréquenté un séminaire où il a cultivé un goût pour les langues anciennes, avant de bifurquer vers des études de droit qu'il abandonnera pour le cabaret.
2 - Sa réplique fétiche imitant Henry Chapier — « Les hommes c'est comme les cafés, je les aime forts et Noirs ! » — lui a valu une éviction durable de la télévision française à partir de 1988.
3 - Parallèlement à la scène, il a tenté la chanson avec trois singles, dont Serge d'accord en 1988 et Swing biscotte en 1989, ce dernier coécrit avec Daniel Baudon et Jean Riccobono pour le label Racine Music.
4 - Pour préparer son spectacle L'Itinéraire d'un Noir allumé, il s'est installé au Québec en 2008 et a coécrit le scénario avec René-Samuel Lévy, attiré par la spontanéité des comédiens canadiens.
5 - Il a partagé l'affiche de L'Invité surprise de Georges Lautner avec Victor Lanoux, Jean Carmet et Michel Galabru, un casting qui réunissait trois figures du cinéma comique français des années 1970-1980.
- Métier(s) : imitateur, humoriste, acteur, chanteur occasionnel.
- Résidence principale : région parisienne.
- Relations de couple : non documentées publiquement.
- Enfants : non documentés publiquement.
- Distinctions : aucune distinction officielle documentée dans les sources consultées.