Romancier et dramaturge français du XIXe siècle, Alexandre Dumas s’est imposé comme l’un des auteurs les plus lus au monde grâce à ses romans-feuilletons historiques, de Les Trois Mousquetaires à Le Comte de Monte-Cristo, nourris par une vie de voyages, d’engagements et de collaborations.
Né à Villers-Cotterêts dans l’Aisne, d’un père général originaire de Saint-Domingue et d’une mère fille d’aubergiste, Alexandre Dumas grandit dans un environnement modeste mais ouvert aux récits militaires et aux histoires populaires. Après une scolarité au collège de l’abbé Grégoire, il travaille d’abord comme clerc de notaire, puis rejoint Paris au début des années 1820 pour entrer au service du duc d’Orléans. Il découvre alors le monde du théâtre, fréquente les milieux romantiques et commence à écrire pour la scène. Sa pièce Henri III et sa cour, créée en 1829 à la Comédie-Française, rencontre un large succès et l’installe comme dramaturge. L’année suivante, Christine confirme sa place au sein du nouveau théâtre historique, tandis que la Révolution de Juillet 1830 le voit s’engager brièvement aux côtés des insurgés, avant qu’il ne se consacre pleinement à l’écriture dramatique et à ses premiers récits de voyage.:contentReference[oaicite:0]{index=0}
À partir des années 1840, Dumas transpose son goût pour l’Histoire dans le roman-feuilleton. Entouré de collaborateurs comme Auguste Maquet, il construit des intrigues à partir de canevas documentés qu’il réécrit et amplifie. Paraissent ainsi Les Trois Mousquetaires et Vingt ans après, puis Le Comte de Monte-Cristo, série de romans d’aventures historiques publiés d’abord en feuilleton avant d’être réunis en volume. Il développe en parallèle la trilogie des Valois avec La Reine Margot et multiplie les récits de voyage, de la Suisse à l’Italie, de la Russie au Caucase. En 1846, il fait construire le Théâtre-Historique et le château de Monte-Cristo près de Saint-Germain-en-Laye, projets prestigieux mais coûteux qui aggravent ses difficultés financières. Exilé un temps en Belgique, séjournant en Russie puis en Italie où il soutient le mouvement de Garibaldi et fonde le journal L’Indipendente, il revient ensuite en France et poursuit jusqu’à la fin de sa vie une production littéraire considérable, mêlant romans, mémoires et articles de presse.:contentReference[oaicite:1]{index=1}
La notoriété d’Alexandre Dumas s’accompagne tôt de critiques visant ses méthodes de travail. Dès les années 1840, des pamphlets dénoncent la « fabrique de romans » qui s’organise autour de lui, notamment celui d’Eugène de Mirecourt en 1845, l’accusant de faire travailler dans l’ombre des collaborateurs non crédités. Au centre de ces polémiques figure Auguste Maquet, historien et romancier avec lequel Dumas conçoit plusieurs grands cycles romanesques. Au milieu des années 1850, Maquet saisit la justice pour obtenir une meilleure rémunération et la reconnaissance de sa contribution. Le jugement lui accorde une indemnisation accrue mais confirme Dumas comme seul auteur officiel des œuvres litigieuses, entérinant juridiquement la signature unique tout en consacrant, dans le débat public, l’idée d’un travail d’atelier et d’une écriture partagée derrière les grands feuilletons.:contentReference[oaicite:2]{index=2}
1802 : Naissance à Villers-Cotterêts, dans une famille marquée par la carrière militaire et les origines caribéennes de son père.
1822 : Installation à Paris et entrée au service du duc d’Orléans, futur roi Louis-Philippe, tout en débutant une activité d’écrivain pour le théâtre.
1829 : Succès de la pièce Henri III et sa cour à la Comédie-Française, qui lance sa carrière de dramaturge romantique.
1830 : Participation aux événements de la Révolution de Juillet, puis poursuite d’une carrière théâtrale et journalistique dans le Paris romantique.:contentReference[oaicite:3]{index=3}
1844 : Publication en feuilleton de Les Trois Mousquetaires, premier volet des romans de d’Artagnan, suivie de Vingt ans après et d’autres cycles historiques.
1844-1846 : Rédaction et parution en feuilleton de Le Comte de Monte-Cristo, roman d’aventures et de vengeance devenu l’un de ses titres les plus diffusés dans le monde.
1846-1847 : Construction du château de Monte-Cristo à Port-Marly et ouverture du Théâtre-Historique à Paris, projets ambitieux qui contribuent à son endettement.:contentReference[oaicite:4]{index=4}
1858 : Procès opposant Dumas à Auguste Maquet, soldé par une compensation financière renforcée pour le collaborateur sans modification de la paternité juridique des œuvres.:contentReference[oaicite:5]{index=5}
1860-1864 : Engagement en Italie aux côtés de Garibaldi, direction du journal L’Indipendente à Naples et activité de chroniqueur du Risorgimento avant son retour à Paris.:contentReference[oaicite:6]{index=6}
1870 : Mort à Puys, près de Dieppe, au terme d’une carrière marquée par une production romanesque, théâtrale et mémorielle extrêmement abondante.
2002 : Transfert solennel de sa dépouille au Panthéon à Paris, en reconnaissance de sa place majeure dans le patrimoine littéraire français.:contentReference[oaicite:7]{index=7}
Fils du général Thomas-Alexandre Dumas, officier d’origine afro-caribéenne né à Saint-Domingue, et de Marie-Louise Élisabeth Labouret, fille d’aubergiste, Alexandre Dumas grandit à Villers-Cotterêts dans un environnement mêlant souvenirs militaires et sociabilité provinciale. La mort précoce de son père, les difficultés financières de sa mère et la conscience de ses origines métisses marquent son adolescence. Élève du collège de l’abbé Grégoire, il acquiert une culture faite de lectures bibliques, de récits historiques et de littérature populaire, avant d’entrer dans une étude de notaire puis de partir à Paris chercher un emploi et une carrière. Ces expériences nourrissent plus tard son intérêt pour les figures marginalisées de l’Histoire et pour les destins pris dans les violences politiques de la Révolution et de l’Empire.:contentReference[oaicite:8]{index=8}
Installé à Paris, Dumas mène une vie marquée par de nombreuses relations sentimentales. Il épouse en 1840 l’actrice Ida Ferrier, avec laquelle il n’a pas d’enfant, mais reconnaît plusieurs enfants nés de liaisons différentes, dont le futur écrivain Alexandre Dumas fils, ainsi que Marie-Alexandrine, Henry Bauër et Micaëlla-Clélie-Josepha-Élisabeth Cordier. Franc-maçon, il participe au Club des Hashischins aux côtés d’autres écrivains romantiques et s’engage durablement dans le camp républicain. Ses séjours en Italie et son amitié avec Garibaldi renforcent un engagement en faveur des causes nationales et libérales, tandis que des romans comme Georges ou Le Capitaine Pamphile abordent de façon explicite la question de l’esclavage et du racisme. Sa vie privée reste étroitement liée à ses activités d’écrivain, de journaliste et de voyageur, entre maisons parisiennes, résidences de villégiature et séjours prolongés à l’étranger.:contentReference[oaicite:9]{index=9}
Dans les dernières années de sa vie, Alexandre Dumas voit sa santé se dégrader sur fond de difficultés financières récurrentes. Victime d’un accident vasculaire qui le laisse partiellement paralysé, il réduit ses déplacements et s’appuie davantage sur son entourage familial, tout en continuant à dicter des textes et à intervenir dans la presse. Lorsque la guerre franco-prussienne éclate et que Paris se retrouve menacée, il quitte la capitale pour rejoindre son fils à Puys, près de Dieppe, afin d’y finir ses jours à l’écart du siège. Installé dans la maison familiale, entouré de ses proches, il reste affaibli mais lucide et conscient de la place qu’occupent déjà ses romans auprès du public. Il meurt dans ce contexte de conflit et de crise politique, alors que l’Empire s’effondre, avant d’être inhumé dans sa ville natale de Villers-Cotterêts.:contentReference[oaicite:10]{index=10}
Les restes d’Alexandre Dumas reposent aujourd’hui au Panthéon, à Paris, où ils ont été transférés en 2002 lors d’une cérémonie nationale, aux côtés d’autres figures majeures de la littérature comme Victor Hugo et Émile Zola. Les visiteurs peuvent se recueillir dans la crypte de l’édifice, ouverte au public, où son nom figure parmi ceux des grands hommes et femmes honorés par la République française. Sa mémoire est également entretenue à Villers-Cotterêts, sa ville natale, qui lui consacre un musée et plusieurs lieux de souvenir, ainsi qu’au château de Monte-Cristo, près de Saint-Germain-en-Laye, devenu un site patrimonial dédié à son œuvre.:contentReference[oaicite:11]{index=11}
1 - Confronté toute sa vie à des attaques racistes liées à ses origines afro-caribéennes, Dumas répond un jour à un interlocuteur qui le provoque sur son « sang noir » par une repartie restée célèbre, affirmant que son père était mulâtre, son grand-père « nègre » et son arrière-grand-père singe, avant de conclure que sa famille commence où celle de son adversaire finit.:contentReference[oaicite:12]{index=12}
2 - Membre du Club des Hashischins, il participe au milieu des années 1840 à des séances expérimentales autour du haschich, au côté de Baudelaire, Gautier ou Balzac, dans un hôtel de l’Île Saint-Louis. Ces expériences nourrissent certains passages de Le Comte de Monte-Cristo, où la drogue est évoquée comme un élément de fascination et de dépaysement.:contentReference[oaicite:13]{index=13}
3 - Admirateur de Garibaldi, Dumas vend une partie de ses biens pour financer l’achat d’armes et rejoint l’Italie au moment de l’expédition des Mille. Il accompagne le chef italien en Sicile et à Naples, dirige le journal L’Indipendente et publie ensuite Les Garibaldiens, récit de cette campagne qui témoigne de son engagement en faveur de l’unité italienne.:contentReference[oaicite:14]{index=14}
- Métier(s) : romancier, dramaturge, journaliste, mémorialiste
- Résidence principale : Puys, près de Dieppe (France), à la fin de sa vie
- Relations : mariage avec Ida Ferrier ; nombreuses compagnes, dont l’actrice américaine Adah Isaacs Menken
- Enfants : Alexandre Dumas fils, Marie-Alexandrine Dumas, Henry Bauër, Micaëlla-Clélie-Josepha-Élisabeth Cordier
- Distinctions : entrée au Panthéon à Paris (transfert de la dépouille en 2002):contentReference[oaicite:15]{index=15}
364 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
En amour, qui doute accuse.
L'amour ne va pas sans estime.
Quel sublime enfantillage que l'amour !
Quand on tombe, on ne tombe jamais bien.
Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.
Les affaires, ... c'est l'argent des autres.
L'antiquité est l'aristocratie de l'histoire.
Le silence est la dernière joie des malheureux.
Une illusion de moins, c'est une vérité en plus.
Les hommes seuls ont la force de ne pas pardonner.
Se marier, c'est prendre femme. Mais la femme de qui ?
Dans le mariage, quand l'amour existe, l'habitude le tue.
Dieu pêche les âmes à la ligne, Satan les pêche au filet.
Voulez-vous comptez mes amis? Empruntez-leur de l'argent.
Voulez-vous compter vos amis ? Empruntez-leur de l'argent.
L'amour est une loterie où celui qui gagne, gagne la mort !
En général, je ne commence un livre que lorsqu'il est écrit.
Idéaliser le réel qu'on voit, et réaliser l'idéal qu'on sent
Les affaires ? C'est bien simple, c'est l'argent des autres.
L'amour, c'est de la physique, le mariage c'est de la chimie.
Où n'atteint pas l'oeil de l'homme pénètre le regard de Dieu.
Les amis sont plus rares et plus précieux de loin que de près.
Les mamans, ça pardonne toujours ; c'est venu au monde pour ça.
En amour, écrire est dangereux, sans compter que c'est inutile.
Il n'y a pas de vrai bonheur que celui que personne ne connaît.
On ne vit pas de ce que l'on mange, mais de ce que l'on digère.
Attends pour nier Dieu qu'on ait bien prouvé qu'il n'existe pas !
Les femmes sont impitoyables avec les gens qu'elles n'aiment pas.
Quand un homme a honte de lui, il est impitoyable pour les autres.
Napoléon 1er prenait des capitales. Napoléon 3e prend nos capitaux.
Il est plus facile d'être bon pour tout le monde que pour quelqu'un.
Pourquoi n'aimerait-on pas sa femme ? On aime bien celle des autres.
Il est rare qu'un homme d'esprit ne soit pas aussi un homme de coeur.
J'aime mieux les méchants que les imbéciles, parce qu'ils se reposent.
Il est permis de violer l'histoire, à condition de lui faire un enfant.
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
L'ambition et l'amour sont des passions... L'amitié n'est qu'un sentiment.
On ne fait jamais le bien assez vite. Est-ce qu'il a le temps d'attendre ?
L'amour vrai rend toujours meilleur, quelle que soit la femme qui l'inspire.
Il y a des services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude.
Je préfère le méchant à l'imbécile, parce que l'imbécile ne se repose jamais.
C'est par les robes décolletées que s'évapore peu à peu la pudeur des femmes.
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
La femme la plus niaise est cent fois plus rusée que l'homme le plus spirituel.
Celui qui se donne la mort est une victime qui rencontre son bourreau et le tue.
Si ton coeur était un petit ruisseau, je sauterais dedans comme un petit crapaud.
Ceux qui lisent savent beaucoup ; ceux qui regardent savent quelquefois davantage.
Il faut aimer n'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment, pourvu qu'on aime.
L'amour physique, cette énergique conclusion des plus chastes impressions de l'âme.
Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup.
Le pardon, vous savez ce que c'est ? C'est l'indifférence pour ce qui ne touche pas.
Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé. Elle m'ennuyait, voilà comment ça a fini.
Je m'ennuyais, voilà comment ça a commencé. Elle m'a ennuyé, voilà comment ça a fini.
Les larmes deviennent une chose si rare qu'on ne peut les donner à la première venue.
Les chaînes du mariage sont lourdes, il faut être deux pour les porter, parfois trois.
Laissez-les me jeter la pierre. Les tas de pierres, c'est le commencement du piédestal.
Les femmes sont étonnantes : ou elles ne pensent à rien, ou elles pensent à autre chose.
Que de routes prend et que de raisons se donne le coeur pour en arriver à ce qu'il veut !
On a le droit de dire du mal des femmes ; on n'a pas le droit de dire du mal d'une femme.
Dieu a inventé le Parisien pour que les étrangers ne puissent rien comprendre aux Français.
C'est souvent la femme qui nous inspire les grandes choses qu'elle nous empêche d'accomplir.
J'ai cinquante ans ; vous me croirez si vous voulez, à vingt ans je n'étais pas plus jeune !
On a quelquefois assez souffert pour avoir le droit de ne jamais dire : je suistrop heureux.
Un gentilhomme est le mari qui tient la porte ouverte pour que sa femme sorte les poubelles.
Donnez de l'argent, n'en prêtez pas. Donner ne fait que des ingrats, prêter fait des ennemis.
Les résolutions sont comme les anguilles ; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.
N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut : c'est un bon serviteur et un mauvais maître.
Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois.
Ce n'est pas ce que les femmes vous disent qui est intéressant, c'est ce qu'elles vous taisent.
N'estimez l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut: c'est un bon serviteur et un mauvais maître.
Si Dieu pouvait tout à coup être condamné à vivre la vie qu'il inflige à l'homme, il se tuerait.
Les bonne intentions, elles sont comme les aiguilles: faciles à prendre, mais difficile à tenir.
Les femmes permettent quelquefois qu'on trompe leur amour, jamais qu'on blesse leur amour-propre.
Pour les gens qui ne peuvent pas le rendre, un cadeau n'a pas de prix que s'il n'a pas de valeur.
Combien avaient raison les Anciens qui n'avaient qu'un même dieu pour les marchands et les voleurs.
Les hommes, ma chère, c'est comme les cerfs-volants, plus on leur rend de corde, plus on les tient.
Rien ne fait voir l'avenir couleur de rose comme de le contempler à travers un verre de chambertin.
Quand on voit la vie telle que Dieu l'a faite, il n'y a plus qu'à le remercier d'avoir fait la mort.
Si les hommes n'entendent rien au coeur des femmes, les femmes n'entendent rien à l'honneur des hommes.
Certaines femmes aiment tellement leur mari que, pour ne pas l'user, elles prennent ceux de leurs amies.
Quand tu souffres, regarde la douleur en face : elle te consolera elle-même et t'apprendra quelque chose.
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes.
C'est quelques fois pénible de faire son devoir, mais ça ne l'est jamais autant que de ne pas l'avoir fait.
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils seront partout où nous sommes.
Les hommes sont si lâches et si serviles que si leurs tyrans leur ordonnaient de s'aimer, ils s'adoreraient.
Je suis très fier d'avoir de l'estime d'un homme dont j'ai toujours entendu mon père dire le plus grand bien.
Le vin est la partie intellectuelle d'un repas. Les viandes et les légumes n'en sont que la partie matérielle.
La haine est aveugle, la colère étourdie, et celui qui se verse la vengeance risque de boire un breuvage amer.
S'emparer d'un coeur qui n'a pas l'habitude des attaques, c'est entrer dans une ville ouverte et sans garnison.
L'honnêteté est la plus grande de toutes les malices, parce que c'est la seule que les malins ne prévoient pas.
En amour quand on manque le train de midi, il vaut mieux ne pas prendre celui du soir. Les nuits sont fraîches.
Un homme sage achète à sa femme de la porcelaine si fine quelle n'osera pas se fier à lui pour laver la vaiselle.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
L'argent est l'argent, quelles que soient les mains où il se trouve. C'est la seule puissance qu'on ne discute jamais.
Quand nous nous marions, c'est pour trouver dans notre femme ce que nous avons inutilement demandé aux femmes des autres.
L'homme naît sans dents, sans cheveux et sans illusions, et il meurt de même, sans cheveux, sans dents et sans illusions.
Ce qui rend malheureux en amour, c'est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d'être encore aimé quand on n'aime plus.
Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient bêtes ? Cela doit tenir à l'éducation.
Ne discutez jamais, vous ne convaincrez personne. Les opinions sont comme des clous : plus on tape dessus, plus on les enfonce.
Nous nous attachons quelquefois plus à une femme par les infidélités que nous lui faisons que par la fidélité qu'elle nous garde.
En général, on ne demande de conseils que pour ne pas les suivre ou, si on les a suivis, reprocher à quelqu'un de les avoir donnés.
Supprimer la distance, c'est augmenter la durée du temps. Désormais, on ne vivra pas plus longtemps ; seulement, on vivra plus vite.
On peut oublier Dieu pendant le bonheur, mais lorsque le bonheur fait place à l'infortune, c'est toujours à Dieu qu'il faut revenir.
Les femmes entretenues prévoient toujours qu'on les aimera, jamais qu'elles aimeront, sans quoi elles mettraient de l'argent de côté.
Or, l'homme ne sera parfait que lorsqu'il saura créer et détruire comme Dieu ; il sait déjà détruire, c'est la moitié du chemin de fait.
Dieu, dans sa divine prévoyance, n'a pas donné de barbe aux femmes, parce qu'elles n'auraient pas su se taire pendant qu'on les eût rasées.
Dieu est le dernier recours, et le malheureux, qui devait commencer par lui, n'arrive à lui cependant qu'après avoir épuisé toutes autres espérances.
On n'a qu'à rassembler sur la tombe d'un homme de génie les pierres qu'on lui a jetées de son vivant, et il aura une pyramide qui dépassera celle de Kéops.
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
En amour, qui doute accuse.
L'amour ne va pas sans estime.
Quel sublime enfantillage que l'amour !
Quand on tombe, on ne tombe jamais bien.
Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.
Les affaires, ... c'est l'argent des autres.
L'antiquité est l'aristocratie de l'histoire.
Le silence est la dernière joie des malheureux.
Une illusion de moins, c'est une vérité en plus.
Les hommes seuls ont la force de ne pas pardonner.
Se marier, c'est prendre femme. Mais la femme de qui ?
Dans le mariage, quand l'amour existe, l'habitude le tue.
Dieu pêche les âmes à la ligne, Satan les pêche au filet.
Voulez-vous comptez mes amis? Empruntez-leur de l'argent.
Voulez-vous compter vos amis ? Empruntez-leur de l'argent.
L'amour est une loterie où celui qui gagne, gagne la mort !
En général, je ne commence un livre que lorsqu'il est écrit.
Idéaliser le réel qu'on voit, et réaliser l'idéal qu'on sent
Les affaires ? C'est bien simple, c'est l'argent des autres.
L'amour, c'est de la physique, le mariage c'est de la chimie.
Où n'atteint pas l'oeil de l'homme pénètre le regard de Dieu.
Les amis sont plus rares et plus précieux de loin que de près.
Les mamans, ça pardonne toujours ; c'est venu au monde pour ça.
En amour, écrire est dangereux, sans compter que c'est inutile.
Il n'y a pas de vrai bonheur que celui que personne ne connaît.
On ne vit pas de ce que l'on mange, mais de ce que l'on digère.
Attends pour nier Dieu qu'on ait bien prouvé qu'il n'existe pas !
Les femmes sont impitoyables avec les gens qu'elles n'aiment pas.
Quand un homme a honte de lui, il est impitoyable pour les autres.
Napoléon 1er prenait des capitales. Napoléon 3e prend nos capitaux.
Il est plus facile d'être bon pour tout le monde que pour quelqu'un.
Pourquoi n'aimerait-on pas sa femme ? On aime bien celle des autres.
Il est rare qu'un homme d'esprit ne soit pas aussi un homme de coeur.
J'aime mieux les méchants que les imbéciles, parce qu'ils se reposent.
Il est permis de violer l'histoire, à condition de lui faire un enfant.
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
L'ambition et l'amour sont des passions... L'amitié n'est qu'un sentiment.
On ne fait jamais le bien assez vite. Est-ce qu'il a le temps d'attendre ?
L'amour vrai rend toujours meilleur, quelle que soit la femme qui l'inspire.
Il y a des services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude.
Je préfère le méchant à l'imbécile, parce que l'imbécile ne se repose jamais.
C'est par les robes décolletées que s'évapore peu à peu la pudeur des femmes.
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
La femme la plus niaise est cent fois plus rusée que l'homme le plus spirituel.
Celui qui se donne la mort est une victime qui rencontre son bourreau et le tue.
Si ton coeur était un petit ruisseau, je sauterais dedans comme un petit crapaud.
Ceux qui lisent savent beaucoup ; ceux qui regardent savent quelquefois davantage.
Il faut aimer n'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment, pourvu qu'on aime.
L'amour physique, cette énergique conclusion des plus chastes impressions de l'âme.
Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup.
Le pardon, vous savez ce que c'est ? C'est l'indifférence pour ce qui ne touche pas.
Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé. Elle m'ennuyait, voilà comment ça a fini.
Je m'ennuyais, voilà comment ça a commencé. Elle m'a ennuyé, voilà comment ça a fini.
Les larmes deviennent une chose si rare qu'on ne peut les donner à la première venue.
Les chaînes du mariage sont lourdes, il faut être deux pour les porter, parfois trois.
Laissez-les me jeter la pierre. Les tas de pierres, c'est le commencement du piédestal.
Les femmes sont étonnantes : ou elles ne pensent à rien, ou elles pensent à autre chose.
Que de routes prend et que de raisons se donne le coeur pour en arriver à ce qu'il veut !
On a le droit de dire du mal des femmes ; on n'a pas le droit de dire du mal d'une femme.
Dieu a inventé le Parisien pour que les étrangers ne puissent rien comprendre aux Français.
C'est souvent la femme qui nous inspire les grandes choses qu'elle nous empêche d'accomplir.
J'ai cinquante ans ; vous me croirez si vous voulez, à vingt ans je n'étais pas plus jeune !
On a quelquefois assez souffert pour avoir le droit de ne jamais dire : je suistrop heureux.
Un gentilhomme est le mari qui tient la porte ouverte pour que sa femme sorte les poubelles.
Donnez de l'argent, n'en prêtez pas. Donner ne fait que des ingrats, prêter fait des ennemis.
Les résolutions sont comme les anguilles ; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.
N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut : c'est un bon serviteur et un mauvais maître.
Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois.
Ce n'est pas ce que les femmes vous disent qui est intéressant, c'est ce qu'elles vous taisent.
N'estimez l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut: c'est un bon serviteur et un mauvais maître.
Si Dieu pouvait tout à coup être condamné à vivre la vie qu'il inflige à l'homme, il se tuerait.
Les bonne intentions, elles sont comme les aiguilles: faciles à prendre, mais difficile à tenir.
Les femmes permettent quelquefois qu'on trompe leur amour, jamais qu'on blesse leur amour-propre.
Pour les gens qui ne peuvent pas le rendre, un cadeau n'a pas de prix que s'il n'a pas de valeur.
Combien avaient raison les Anciens qui n'avaient qu'un même dieu pour les marchands et les voleurs.
Les hommes, ma chère, c'est comme les cerfs-volants, plus on leur rend de corde, plus on les tient.
Rien ne fait voir l'avenir couleur de rose comme de le contempler à travers un verre de chambertin.
Quand on voit la vie telle que Dieu l'a faite, il n'y a plus qu'à le remercier d'avoir fait la mort.
Si les hommes n'entendent rien au coeur des femmes, les femmes n'entendent rien à l'honneur des hommes.
Certaines femmes aiment tellement leur mari que, pour ne pas l'user, elles prennent ceux de leurs amies.
Quand tu souffres, regarde la douleur en face : elle te consolera elle-même et t'apprendra quelque chose.
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes.
C'est quelques fois pénible de faire son devoir, mais ça ne l'est jamais autant que de ne pas l'avoir fait.
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils seront partout où nous sommes.
Les hommes sont si lâches et si serviles que si leurs tyrans leur ordonnaient de s'aimer, ils s'adoreraient.
Je suis très fier d'avoir de l'estime d'un homme dont j'ai toujours entendu mon père dire le plus grand bien.
Le vin est la partie intellectuelle d'un repas. Les viandes et les légumes n'en sont que la partie matérielle.
La haine est aveugle, la colère étourdie, et celui qui se verse la vengeance risque de boire un breuvage amer.
S'emparer d'un coeur qui n'a pas l'habitude des attaques, c'est entrer dans une ville ouverte et sans garnison.
L'honnêteté est la plus grande de toutes les malices, parce que c'est la seule que les malins ne prévoient pas.
En amour quand on manque le train de midi, il vaut mieux ne pas prendre celui du soir. Les nuits sont fraîches.
Un homme sage achète à sa femme de la porcelaine si fine quelle n'osera pas se fier à lui pour laver la vaiselle.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
L'argent est l'argent, quelles que soient les mains où il se trouve. C'est la seule puissance qu'on ne discute jamais.
Quand nous nous marions, c'est pour trouver dans notre femme ce que nous avons inutilement demandé aux femmes des autres.
L'homme naît sans dents, sans cheveux et sans illusions, et il meurt de même, sans cheveux, sans dents et sans illusions.
Ce qui rend malheureux en amour, c'est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d'être encore aimé quand on n'aime plus.
Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient bêtes ? Cela doit tenir à l'éducation.
Ne discutez jamais, vous ne convaincrez personne. Les opinions sont comme des clous : plus on tape dessus, plus on les enfonce.
Nous nous attachons quelquefois plus à une femme par les infidélités que nous lui faisons que par la fidélité qu'elle nous garde.
En général, on ne demande de conseils que pour ne pas les suivre ou, si on les a suivis, reprocher à quelqu'un de les avoir donnés.
Supprimer la distance, c'est augmenter la durée du temps. Désormais, on ne vivra pas plus longtemps ; seulement, on vivra plus vite.
On peut oublier Dieu pendant le bonheur, mais lorsque le bonheur fait place à l'infortune, c'est toujours à Dieu qu'il faut revenir.
Les femmes entretenues prévoient toujours qu'on les aimera, jamais qu'elles aimeront, sans quoi elles mettraient de l'argent de côté.
Or, l'homme ne sera parfait que lorsqu'il saura créer et détruire comme Dieu ; il sait déjà détruire, c'est la moitié du chemin de fait.
Dieu, dans sa divine prévoyance, n'a pas donné de barbe aux femmes, parce qu'elles n'auraient pas su se taire pendant qu'on les eût rasées.
Dieu est le dernier recours, et le malheureux, qui devait commencer par lui, n'arrive à lui cependant qu'après avoir épuisé toutes autres espérances.
On n'a qu'à rassembler sur la tombe d'un homme de génie les pierres qu'on lui a jetées de son vivant, et il aura une pyramide qui dépassera celle de Kéops.
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.